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Le Musée des Arts du Cognac

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Le Musée des Arts du Cognac

Le Pineau des Charentes est le fruit d'un mariage heureux entre raisin et Cognac.

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Nous sommes devant le porche du MACO.
Avant de vous présenter ce Musée au concept novateur, revenons un instant sur la période charnière qui a vu le commerce des vins prendre la relève de celui du sel.
Après la guerre de 100 ans, les campagnes se repeuplent et les échanges reprennent.
A la faveur cette embellie, en bon ambassadeur de sa ville, François 1 er accorde de nouveaux privilèges fiscaux et ordonne des aménagements portuaires et fluviaux qui favorisent le développement économique du port de commerce.
Mais peu après, l'extension de la taxe du sel sur la région déchaîne contre la ville et ses privilèges, la grande révolte paysanne dite des "Pitauds". Elle se terminera dans le sang. 150 mutins exécutés pour l'exemple, un épisode macabre qui sonne la fin du privilège saunier de Cognac.
Mais grâce à la notoriété des vins de Pays, l'activité économique de la ville dépendait davantage des fruits de la vigne que de la fleur du sel !
Tout le monde veut faire du vin.
Les paysans abandonnent la culture des céréales pour devenir vignerons.
On défriche, on déboise pour planter de la vigne partout, y compris sur des terres peu adaptées.
Cette surproduction fait chuter la qualité et le degré d'alcool des vins, qui ne supportent plus les voyages en mer.
Pour absorber cette production, et éviter les pertes, au 16 ème siècle, les commerçants Hollandais commencent à distiller le vin, qui ensuite est consommé allongé d'eau.
On pense reconstituer le vin original en lui ajoutant le volume d'eau perdu par la distillation.
Mais ce breuvage, transformé par l'alchimie de l'alambic, n'est plus du vin mais du "vin brûlé".
Donc la production viticole comprend désormais les vins de table avec ses crus réputés et les vins dits "de chaudière".
On cherche alors à améliorer les caractéristiques de l'alambic en mettant au point le principe de la double distillation , qui permet enfin de séparer les composés néfastes pour le goût.
En fait le procédé, qui consiste à "chauffer" de nouveau le produit de la première distillation, est très délicat.
Ce second passage qu'on appelle la "bonne chauffe", permet d'obtenir de l'eau-de-vie, un alcool concentré et inaltérable, capable de voyager dans de bonnes conditions ;
Pour tout vous dire, jusque là l'eau-de-vie de vin était réservée à un usage médicinal.
Elle était consommée principalement par les marins exposés au scorbut et par les armées en campagne. C'est qu'elle avait un fort mauvais goût que l'on masquait en ajoutant des arômes de plantes ou de fleurs.
Il va falloir apprendre la patience pour élaborer un bon Cognac !
C 'est en sachant attendre que les "Eaux-de-vie de la région de Cognac" vont devenir célèbres dans le monde entier sous le nom de Cognac.
Le Pineau des Charentes est le fruit d'un mariage heureux entre raisin et Cognac. Il doit lui aussi ses origines au hasard.
La légende raconte qu'au 16 ème siècle, un vigneron versa par mégarde du moût de raisin dans une barrique d'eau-de-vie de Cognac.
Puis il rangea ce fût devenu inutile dans un coin de son chai.
Quelques années plus tard, ayant besoin de cette barrique, il décida d'en vider le contenu et c'est à ce moment là qu'il découvrit un liquide limpide et ensoleillé. Le Pineau des Charentes était né.
Devenu AOC en 1945, le Pineau blanc ou rosé sait vieillir en fûts et se déguste frais de l'apéritif... au dessert.
Comme le Cognac, il sait aussi accommoder de nombreuses recettes de cuisine.
Du patient travail de la vigne aux dernières créations du packaging, le Musée retrace l'histoire du Cognac et de son aventure industrielle. Laurence Chesneau-Dupin nous le présente :
On a souhaité constituer un parcours tout à fait actif, parce que le propos était très vaste, très large...
Et nous souhaitons, surtout, ne pas ennuyer le visiteur, en lui permettant d'avoir une visite où il peut se mettre en situation et solliciter ses sens : l'olfaction...le toucher dans la salle de la tonnellerie, par exemple...
Nous avons notre rôle de Musée, de préservation des collections patrimoniales et de présentation d'objets anciens, mais on a essayé de les mettre en scène et de permettre aussi une découverte pour le jeune public, y'a beaucoup de sujets tout à fait adaptés... sur l'histoire du territoire, sur la viticulture, la tonnellerie, le packaging...
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