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Le château

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Le château

C'est ici que résidait le seigneur de Clermont, comme le prouve le blason au-dessus du porche.

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de Thimister-Clermont

Le château de Clermont.
Le château, ou ce qu'il en reste, date de 1635.
Cette construction a remplacé un premier château, ou plutôt une ferme fortifiée, bâtie en grande partie en bois au 13ème siècle et qui a complètement disparu. Aujourd'hui, il n'en subsiste que les douves. On peut les apercevoir en contournant les bâtiments par la gauche.
C'est ici que résidait le seigneur de Clermont, comme le prouve le blason au-dessus du porche. On y trouve les armoiries des Mérode, les propriétaires du village entre 1620 et 1641. Bizarrement, on y trouve aussi celle de la famille qui les a précédés.

Au fil des siècles, la seigneurie de Clermont passe de mains en mains, au gré des mariages, des héritages, des guerres, voire des rançons. Et oui, il arrive au Moyen-Âge qu'un suzerain soit enlevé et contraint d'échanger sa liberté contre une partie de ses terres.
La terre ou la vie !
Le château est en tous cas un lieu de pouvoir.
Le seigneur exerce ainsi le droit de justice. Il le fait en collaboration avec le mayeur, un habitant qu'il a lui-même choisi mais qui a reçu aussi l'approbation de l'ensemble de la population, et qui est chargé de gérer les affaires administratives du village.
Le seigneur détient également le pouvoir économique, comme le précise l'animateur d'histoire locale Patrick Marganne.
Le seigneur loue ses terres aux différents habitants. Il les fait vivre via les champs et les agriculteurs lui doivent des taxes. D'abord quand un agriculteur doit moudre son blé, il est obligé de passer par le moulin du seigneur. C'est ce qu'on appelle le droit du moulin banal. A côté de ça, l'agriculteur qui veut couper des bois à l'intérieur de forêts doit également payer, car c'est également le seigneur qui en est propriétaire. Le seigneur possède une série d'autres droits plus anecdotiques, qui sont le droit de morte main (quand un citoyen vient à décéder, le seigneur a la liberté de s'approprier le meuble problablement le plus riche qui se trouve dans le foyer), le droit d'investoit, un petit peu plus impitoyable (s'il n'y a pas de successeur au deuxième degré, c'est le seigneur qui s'approprie l'ensemble de la propriété du citoyen).
Ces droits, aujourd'hui, nous semblent exorbitants. Mais précisons que le seigneur était lui aussi tenu par une série de devoirs, suivant un système parfaitement pyramidal, comme nous le rappelle Patrick Marganne.
Le seigneur est probablement assez riche mais toute cette fortune ne lui revient pas entièrement, puisqu'il doit en ristourner une partie à son propre suzerain. Ici, à Clermont, c'est souvent le duché de Limbourg, qui lui même appartient à un suzerain supérieur. A l'époque, il s'agit de l'empire espagnol.
Pour continuer la visite de Clermont, laissez vous guider par les flèches du parcours d'interprétation, un itinéraire qui est matérialisé sur le panneau, à votre droite.
Merci de continuer votre visite. A bientôt.
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