Clermont-Ferrand : si les fontaines m'étaient contées... >

La fontaine des cercles

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La fontaine des cercles

Michel de L'Hospital, la fontaine des Cercles, le festival du court-métrage, complexe La Jetée

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Jet d'eau de fontaine
La fontaine des Cercles est située sur la place Michel-de-l'Hospital, une grande figure de l'Histoire de France née dans le Puy-de-Dôme au début du XVIe siècle. Juriste, humaniste et conseiller de Catherine de Médicis. Pendant les guerres de Religion, il prône la tolérance :
Michel de l'Hospital (voix sobre) : " Tu dis que ta religion est la meilleure, je défends la mienne : lequel est plus raisonnable, que je suive ton opinion, ou toi la mienne ? Ôtons donc ces mots diaboliques, noms de partis, factions et séditions, luthériens, huguenots, papistes : ne changeons pas le nom de chrétien. "
Cette place accueillait autrefois un marché et les métiers d'antan : les tanneurs qui nettoyaient les peaux, les tonneliers qui venaient ici mouiller les cercles de métal brûlant pour les refroidir...
Regardez comme sa fontaine est modeste ! Elle n'est pas adossée mais totalement encastrée dans le mur.
Ses mascarons en mufle de lion sont joliment ouvragés. Quant à l'inscription L. X. I. que l'on peut lire entre les deux jets d'eau, sa signification demeure un mystère.
Terres de France de Murat
Extrait avec le mot " cinéma " répété plusieurs fois dans la mélodie.
Le chanteur Jean-Louis Murat, né à côté de Clermont, nous invite au cinéma. Tournons le dos à la fontaine. Vous voyez le bâtiment de La Jetée face à vous, au-delà du square ?... Antoine Lopez, membre fondateur de l'association Sauve-qui-peut le Court Métrage, nous y attend.
Le Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand, c'est un peu le Cannes du format court. Écoutons Antoine Lopez, le co-fondateur de ce rendez-vous cinéphile qui se déroule chaque année fin janvier, début février, depuis la fin des années 1970 :
Ce Festival est né dans un ciné-club étudiant. On était des militants, des passionnés, et on a défendu le court-métrage parce que c'était génial et, très vite, il a pris une ampleur extraordinaire et on est devenu l'un de plus importants festivals de court-métrage dans le monde. C'est quelque chose de fabuleux qui a pu exister parce qu'on a eu un vrai public qui s'est passionné pour ça et, bien sûr, il y a aussi une présence professionnelle très importante comme à Cannes.
Pourquoi a-t-on appelé le Centre Européen du Court-Métrage, La Jetée ?
Quand on a intégré ces locaux de la place Michel-de-l'Hospital, l'équipe du festival s'est posée la question de leur donner un nom. J'ai proposé de l'appeler La Jetée, le titre du seul court-métrage de fiction de Chris Marker. Cette oeuvre parle du passé et de l'avenir et, pour nous, le court-métrage représente aussi le passé et l'avenir du cinéma. Dans ce lieu, on trouve les bureaux d'organisation, une belle salle de cinéma et, surtout, un centre de documentation spécialisé cinéma et notamment court-métrage, unique au monde.
Terres de France achève le point.
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