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Vue de Notre-dame-des-doms et du Palais des Papes

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Vue de Notre-dame-des-doms et du Palais des Papes

Vue de Notre-Dame-des-Doms et du palais des Papes, Leo von Klenze, 1850, Avignon, musée Calvet

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C'est en faisant le traditionnel voyage en Italie que Leo Von Klenze passe par le couloir rhodanien. Venu étudier à Paris, le peintre et architecte bavarois suit en effet un parcours des plus classiques. Rêvant d'architecture antique, il met ses pas dans ceux de ses prédécesseurs dans ce fameux Grand Tour que l'on faisait aux XVIIe et XVIIIe siècles. Tout homme éduqué se devait d'avoir fait ce voyage, qui peut se poursuivre en des contrées plus exotiques, au XIXe siècle. Avignon est une étape importante vers l'Italie, et nombreux sont les peintres qui s'y sont arrêtés. Klenze ne fait pas autre chose, mais cela n'est pas étonnant de la part d'un passionné d'architecture, qui deviendra par la suite l'un des grands architectes de son temps. C'est ainsi que ces deux monuments historiques d'Avignon retiennent son attention, et non la ville perdue dans les lointains d'un paysage. S'il est sensible à la lumière déclinante d'une fin de journée, accentuant l'ombre du premier plan, la vision est particulièrement nette. En ce milieu de siècle, en effet, bien des artistes romantiques, ou des héritiers de la peinture de Barbizon, ont donné à cette lumière un accent trouble, onirique. Ici, rien de tel : la précision du dessin est vraiment celle d'un architecte. De même, ce sont les deux monuments qui imposent leur présence à l'ensemble, bien plus que ces petits êtres humains qui disparaissent dans l'ombre. Cette qualité de dessin, qui éloigne Von Klenze du réalisme français, lui est vraiment particulière. Et d'autant plus vive que la lumière est transparente, les contrastes nets entre l'ombre et la lumière.
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