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Vue d'Arles

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Vue d'Arles

Vincent Van Gogh, Vue d'Arles, 1888, Neue Pinakothek

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Van Gogh est venu à Arles à la recherche de lumière et de couleur, sur les pas du peintre provençal Monticelli, qu'il admirait. Cet atelier du sud est pour lui " le pays des tons bleus et des couleurs gaies ". Le pays du bleu devient ici celui du vert, sous ses pinceaux qui s'attardent aux jardins et vergers de la ville plus qu'à ses sites antiques. À Paris, l'artiste avait d'ailleurs fait de Montmartre un portrait semblable, entre moulins et champs. S'il a gardé de cette période et de la découverte des Impressionnistes une palette claire et la pratique du plein air, il développe au contact de la Provence une personnalité singulière. Sa manière de dessiner dans la couleur, comme s'il sculptait de son pinceau le tronc des arbres, le mène parfois à certaines extrémités. Il va jusqu'à presser directement le contenu du tube sur la toile, dans cette flambée de couleurs que fut pour lui le sud.
Pourtant, la ligne des toits de la ville, son architecture, le rythme vertical des arbres, les délimitations nettes entre les parcelles créent une géométrie forte qui équilibre ce tourbillon de la touche.
Entre les troncs dénudés des arbres du premier plan, les petits points de couleur blanche apportent une note poétique de printemps.
Les cerisiers en fleurs capteront d'ailleurs l'attention de Van Gogh à plusieurs reprises, traduisant son émerveillement devant les cycles de la nature.
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