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Martigues, pêcheurs à la fouëne

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Martigues, pêcheurs à la fouëne

Martigues, pêcheurs à la fouëne, Félix Ziem, Musée Ziem, Martigues 

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Félix Ziem est un paysagiste inclassable. Ami des peintres de Barbizon, il développe un sens personnel du paysage naturel, avec une perception de l'anecdote qui humanise ses marines. Ici, ce n'est pas seulement le retour de la pêche qu'il montre, mais un petit groupe de pêcheurs occupés à trier le poisson ou à démêler et réparer le filet. C'est aussi, au milieu du siècle, l'un des grands peintres de la lumière, des ciels et de l'eau, accompagnant ainsi une évolution qui se fait notamment sous l'impulsion d'Eugène Boudin. L'influence du Lorrain et de Turner y est encore visible, mais avec une modernisation du sujet qui vient de sa connaissance de la scène parisienne. S'il devient un habitant de Montmartre, c'est à Martigues qu'il se fait construire un second atelier en 1860. L'amoureux de Venise et de Constantinople ne pouvait qu'aimer la lumière du Sud et les canaux de cette petite ville pittoresque. Pourtant, ce n'est pas le caractère de la ville qu'il capture, mais une scène atemporelle, qui pourrait se tenir en n'importe quel lieu de la côte. La transparence de l'air, le caractère enlevé de la touche, laissent apparaître les qualités d'aquarelliste de l'artiste, connu pour ses pochades. À l'instar de Turner, Ziem a su conserver la spontanéité de cette technique dans ses peintures à l'huile.
Qu'il s'agisse d'une frange d'écume ou d'un nuage clair dans un ciel bleu, il a gardé l'impression du plein air, qui a pu le faire considérer comme un précurseur de l'impressionnisme.
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