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Les oliviers

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Les oliviers

Les Oliviers, Vincent van Gogh, 1889, Otterlo, Rijksmuseum Kröller-Muller

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" Les impressionnistes aiment la peinture japonaise ", écrit van Gogh à Théo. " Ils ont senti son influence. Alors, pourquoi ne pas partir dans un pays qui sera notre Japon, dans le Midi ? Je pense que l'avenir d'une peinture moderne se trouve dans le Sud. "
Ce Japon provençal, il en trouvera des échos à maintes reprises, lui, l'amoureux des estampes japonaises qu'il achète chez le père Tanguy ou chez le marchand Samuel Bing. Du Japon, il retient un espace sans profondeur, un aspect frontal et asymétrique dans la composition. Mais les oliviers de van Gogh sont bien sûr à nuls autres pareils. Ce tableau, qui prend place dans une série consacrée à ces arbres se détachant parfois sur les Alpilles, a retenu son attention lors de son séjour à Saint-Rémy, alors qu'il est soigné dans l'asile d'aliénés pour des crises d'angoisse. Cette version est d'autant plus impressionnante que l'absence totale de recul permet une présence accrue des arbres, qui semblent prendre vie sous le pinceau de l'artiste. Les troncs noueux, les petites touches comme des flammèches, ont conduit à penser qu'il s'agissait là de l'oeuvre d'un fou talentueux. Cette interprétation est réductrice : nous savons que l'artiste ne peignait que pendant les moments de repos entre deux crises et tenait ainsi la folie à distance.
Cette manière de peindre si particulière lui permet aussi de résoudre un dilemme : comment parvenir à harmoniser complètement le dessin et la couleur ? En peignant dans la couleur, qui délimite formes, contours et mouvement. La vie plutôt que la folie.
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