Chefs d'oeuvre de la peinture paysagère en Provence >

Le vieux Port vu du fort Saint-Jean

Version mobile

Le vieux Port vu du fort Saint-Jean

Félix Ziem, Le Vieux Port, vu du fort Saint-Jean, Marseille, musée des Beaux-Arts

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Cet architecte de formation, fils d'émigré polonais installé en Bourgogne, décide de rejoindre son frère installé à Marseille à la suite d'une querelle avec la direction de l'école des Beaux-Arts de Dijon. C'est à Martigues, découverte en 1840, qu'il décide de s'établir, faisant entrer du même coup la ville dans l'histoire de la peinture. Sa rencontre avec le duc d'Orléans l'amène à changer de vocation et à devenir peintre, dans une approche très naturaliste, peu différente de celle des membres de l'École de Barbizon, Rousseau ou Millet, dont il est l'ami. Il leur doit sans doute cette approche moderne, au plus près du motif, sans chercher à embellir ou à idéaliser le sujet. Sa découverte de l'Italie, et surtout de Venise, confère à sa palette une luminosité particulière, estompée et comme humide, brouillant les lointains, accentuant encore l'effet de foule par l'imprécision des premiers plans. La densité de la matière, transfigurée dans la lumière, la transparence de l'atmosphère, le ciel qui envahit les deux tiers de la composition font le succès de ce peintre. Ziem reste très prisé pour ces vues vénitiennes et ces scènes orientalistes. Il n'est d'ailleurs guère possible ici de décider s'il s'agit d'une vue d'Orient, de Venise, ou de Marseille, tant il transforme ici le vieux port. C'est donc à dessein qu'il en brouille la lecture, et orientalise le plus quotidien. Marseille, sous les pinceaux de Ziem, invite au voyage.
Retour haut de page