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Le château des Papes à Avignon

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Le château des Papes à Avignon

Paul Signac, Le Château des Papes à Avignon, 1909, Paris, musée d'Orsay

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Ce premier tableau de l'artiste à entrer dans les collections nationales incarne bien ses obsessions. Signac est un grand amoureux des effets de lumière sur l'eau et peint dans ces années-là, des de nombreux monuments se reflétant, à Venise, Constantinople, ou Avignon.
Ici, la forteresse construite par les papes est simplement l'occasion d'une variation sur ces effets lumineux. Elle apparaît comme une architecture de lumière, flamboyant aux côtés de la masse sombre du rocher des Doms. La toile semble en cela comparable aux toiles de Turner sur le Parlement de Londres, bien connues des Néo-impressionnistes.
La technique divisionniste de Signac, qui procède par petites touches de couleur pure, s'élargit ici pour composer une véritable mosaïque colorée, dont l'intensité est rendue plus grande par la séparation des tons.
À l'oeil de reconstituer à distance et la forme. La couleur, très expressive, très forte, exprime bien ce moment du coucher du soleil où le ciel flamboie. Des couleurs invraisemblables, jaunes, vertes, rouges et violettes, associent parfois les complémentaires, petites touches de jaune dans le bleu de l'eau, rouge et vert incandescents dans le ciel.
L'ironie de quelques critiques parisiens, s'amusant de ces " confettis " de couleurs, n'y fera rien : Signac passe bel et bien à ce moment à la postérité. Il rachète même sa toile en 1912 au marchand Bernheim-Jeune pour la revendre aussitôt à l'état français.
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