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La rivière Aiguebrune à Lourmarin

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La rivière Aiguebrune à Lourmarin

Paul Guigou, La Rivière Aiguebrune à Lourmarin, 1867

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Paul Guigou est l'un des grands rénovateurs du paysage provençal. Malgré une carrière parisienne et des liens noués avec les Impressionnistes, il reste fidèle à sa région et ne cesse de peindre la Provence. Du très beau village de Lourmarin, il ignore cependant complètement le pittoresque. Il privilégie au contraire, dans un format panoramique, la rivière et le ciel. Par le resserrement des lignes de fuite des berges, il parvient néanmoins à matérialiser la position particulière de ce lieu, au sortir s'une combe, entre le Petit et le Grand Lubéron. La clarté du plein air, encouragée par le peintre Loubon, le grand maître du paysage en Provence, est ici éclatante. Il faut dire que l'amitié des impressionnistes conforte Guigou dans ses recherches sur le reflet et la transparence de la lumière. Ici, l'importance du ciel, reflété également dans les premiers plans, le singularise. Le dessin demeure précis, serré, à l'inverse de Monet ou de Pissarro. La facture, lisse et illusionniste, ne conduit pas à l'éclatement des formes comme dans la peinture impressionniste. Guigou serait plutôt un naturaliste, avec une réflexion particulière sur la lumière. Il remarque en effet, comme il le dit lui-même : " Telle teinte très foncée peut être extraordinairement lumineuse, telle autre très claire, peut au contraire ne l'être pas du tout ". Tout dépend de la nature de ce qui renvoie les rayons. Ici, nous le voyons très bien, les verts foncés participent à ce rayonnement lumineux et renvoient aussi la clarté. C'est là une démarche indépendante et singulière, à l'écart de l'impressionnisne.
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