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La nuit étoilée, Arles

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La nuit étoilée, Arles

Vincent Van Gogh, La nuit étoilée, Arles, 1888, Paris, musée d'Orsay

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En septembre 1888, Van Gogh met au jour son projet depuis plusieurs mois : un grand tableau sur la nuit. Cela peut paraître paradoxal, puisqu'il est venu chercher dans le sud une lumière intense, qui inspire l'une de ses périodes les plus fécondes, produisant en quinze mois pas moins de 190 toiles. Pourtant, "Souvent, il me semble que la nuit est encore plus richement colorée que le jour" écrit-il dans une lettre à sa soeur.
Cette peinture parvient à restituer cette intensité de la nuit, en une symphonie de bleus, de jaunes et d'oranges qui rend sensible le scintillement des lumières de la ville. Un vrai tapis de pierres précieuses, démultiplié par l'effet miroir de la baie ! La touche vibrante, dans une matière dense, restitue une profonde émotion, comme si l'artiste avait incarné la vibration des astres dans l'eau. Le mouvement presque ondulant du pinceau au premier plan participe de cette vaste course astronomique, comme si le quai lui-même se voyait attiré comme l'élément liquide. Malgré la présence du couple et les celle des bateaux amarrés, l'oeil hésite d'ailleurs à identifier cela comme un quai. Néanmoins, la toile est la plus paisible des variations sur le sujet. L'autre Nuit étoilée, peinte quelques mois plus tard, alors qu'il vient d'être interné, paraît plus tourmentée, les arbres s'enflammant comme des torches sous les pinceaux de l'artiste. Ici, la présence des amoureux appuyés l'un sur l'autre accentue l'impression de calme procuré par la courbe douce de la baie, reprenant celle de la voûte étoilée, l'équilibre des rais de lumière lui répondant. Un moment de calme avant la tempête.
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