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L'asile Saint-Paul à Saint-Rémy

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L'asile Saint-Paul à Saint-Rémy

Vincent Van Gogh, L'Asile Saint-Paul à Saint-Rémy, 1889, Paris, musée d'Orsay

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Voici l'une des oeuvres les plus emblématiques de Van Gogh. Cette toile aurait été peinte pour le docteur Peyron, directeur de l'asile de Saint Paul à Saint Rémy. C'est sans doute le personnage représenté au premier plan.
Van Gogh, interné de son plein gré pour des crises d'angoisse qui le poussent au bord de la folie, peint souvent dans le jardin lorsque son état de santé le permet.
La touche fractionnée, inspirée des néo-impressionnistes, s'allonge, tournoie dans les formes noueuses du pin et paraît même soulever le sol par une force tellurique.
Cette puissance expressive modèle formes et volumes par le seul biais de la touche colorée. On peut y voir cette folie qui couve dans la prunelle de l'artiste.
Pourtant, il n'en est rien. Dans ses lettres, Van Gogh ne cesse d'écrire à son frère Théo que la peinture est un garde-fou, qu'elle lui permet d'ordonner ses pensées, de mettre le chaos à distance et d'apprivoiser le monde.
Bien sûr, un tempérament s'exprime dans cette touche vibrante, dans ces formes mouvementées. Mais la clarté des couleurs, la pose nonchalante du personnage du premier plan, poings sur les hanches, à la manière de quelqu'un qui goûte un instant de calme sont plus révélatrices d'un moment de paix. Moment de paix qui arrive après le passage de Gauguin à Arles et la querelle des deux artistes.
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