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Paysage au bord de la mer, la Côte d'Azur près d'Agay

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Paysage au bord de la mer, la Côte d'Azur près d'Agay

Paysage au bord de la mer, la Côte d'Azur près d'Agay, André Derain, 1905, Ottawa, musée des Beaux-Arts du Canada

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C'est sur le site peint par Valtat que Derain revient, alors même qu'il séjourne à Collioure pendant l'été 1905 en compagnie de Matisse. Face à une telle toile, on mesure l'avancée des recherches sur la lumière et la couleur menée par les peintres du fauvisme. Derain doit beaucoup à sa rencontre avec l'art de Gauguin, que Matisse aime aussi particulièrement et qu'il a découvert grâce à Daniel de Monfreid. Derain lui doit les couleurs vives et irréelles posées en aplats, sans nuances, les formes simplifiées et synthétiques. C'est ainsi qu'un ciel jaune couronne des roches bleues et roses. Seul le premier plan, aux dominantes de jaune et de vert, paraît baigner dans une lumière solaire. De telle sorte qu'il semble difficile de relier les deux plans en termes de lumière : contrastes de la tombée de la nuit ou lumière écrasante du soleil à son paroxysme ? On ne sait. Cette qualité subjective de la sensation est encore avivée par la torsion des arbres au premier plan, pins maritimes couchés par le vent. Le souvenir de van Gogh n'est certainement pas loin non plus. L'expérience du Sud a été une vraie déflagration pour Derain comme pour Matisse. Ainsi que Derain l'écrit : " Le fauvisme a été pour nous l'épreuve du feu. (...( Les couleurs devenaient des cartouches de dynamite. Elles devaient décharger de la lumière ". Cette explosion de couleur atteint Paris lors du Salon d'Automne en 1905, où Derain et Matisse exposent accompagnés des premiers disciples : le fauvisme est né.
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