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Baigneuses au Cap Bénat

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Baigneuses au Cap Bénat

Baigneuses au cap Bénat, Théo van Rysselberghe, 1910, Deinze (Belgique), Museum van Deinze en de Leiestreek

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Ces baigneuses du cap Bénat pourraient surprendre plus d'un promeneur en goguette. Évidemment, la scène n'est pas à prendre de manière littérale. C'est une vision élégiaque et finalement très classique d'un âge d'or, entre réel et idéal. C'est que ce peintre belge a une formation très classique, à l'école des Beaux-Arts de Gand, puis de Bruxelles. Ce sont les premiers contacts avec Signac et les néo-impressionnistes, qui exposent à Bruxelles, qui le font évoluer vers des formes modernes. Rysselberghe peint d'ailleurs le cap Bénat dans les années 1890 dans une technique pointilliste, très proche de celle de ses amis, Signac ou Henri-Edmond Cross. Son amour pour le Midi l'amène à s'installer près du Lavandou, en 1890. C'est alors qu'il développe des formes plus classiques, comme nous le voyons ici. Néanmoins, ces nymphes au corps de statues grecques posent dans un décor plutôt moderne, qui témoigne de l'influence des avant-gardes françaises, de Signac à Gauguin. Rochers roses et ciel jaune ne sauraient se concevoir sans eux, jusqu'à ces reflets dans l'eau qui doivent beaucoup à la technique de division de la touche. En un mot, ce sont des nymphes modernes.
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