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La collégiale Saint-Pierre

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La collégiale Saint-Pierre

Un bestiaire fantastique

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Nous voici devant le chevet de la collégiale Saint-Pierre de Chauvigny, un bijou de l'art roman du 12ème siècle.
" Ce chevet est caractéristique de l'art roman en Poitou par ses volumes et en particulier par sa structure étagée où chaque niveau du chevet correspond à une fonction de l'église. Marie-Claude Chaboisseau, guide-conférencière.
Vous repérez le niveau des chapelles, le niveau du déambulatoire, le niveau du choeur, le tout dominé par la tour du clocher qui se trouve sur la croisée du transept. "
Regardez les éléments qui soutiennent les corniches, on les appelle des modillons sculptés.
" Ce sont des schémas fréquents en Poitou. Ce qui est beaucoup plus original c'est, au-dessus de ces corniches, un petit muret coudé qui vient dissimuler les toits surbaissés des éléments du chevet, ce qui donne un côté orientalisant à notre église qu'on retrouve nulle part ailleurs. "
Et ce n'est pas la seule originalité de cette collégiale. Le meilleur nous attend à l'intérieur, longez l'église sur votre gauche pour accéder à la porte d'entrée.
Mais avant de pénétrer dans l'édifice, reparlons un peu des 5 châteaux de Chauvigny qui ont coexisté depuis les premiers capétiens, jusqu'à Saint-Louis en passant par Aliénor d'Aquitaine. Si vous avez suivi cette visite dans l'ordre, vous en avez déjà vu 2, le château baronnial et le château d'Harcourt. Du château de Montléon, il ne reste pas grand-chose. Mais en rentrant dans la collégiale Saint-Pierre, vous pouvez en voir un vestige. Quand vous êtes face à la porte d'entrée de l'église, regardez sur votre droite. Au-dessus d'une porte vous voyez un blason au lion,... mon lion, monléon...
Allez rentrons dans l'église, d'autres animaux nous attendent : des sphinx, des dragons, des sirènes oiseaux et d'autres lions, mais ceux-ci ont des ailes.
C'est un lieu de culte, merci de le respecter.
" Ce qui est véritablement remarquable dans cette église, c'est son chevet qui est orné d'une série de sculptures dont on ne connaît aucun équivalent par ailleurs. Ces sculptures prennent place sur une série de colonnes qui séparent le choeur du chevet. Leur originalité tient à 3 particularités :
La première c'est le choix des scènes qui est tout à fait surprenant dans le choeur d'une église où on retrouve à la fois des représentations fabuleuses de monstres, de masques, de caricatures, qu'on a plus l'habitude de voir à l'extérieur de l'édifice que dans le sanctuaire.
La deuxième vous le noterez c'est leur excellent état de conservation puisqu'aucune restauration n'est à regretter sur cet ensemble.
Et la troisième, c'est que le nom de l'artiste nous est parvenu, puisqu'au-dessus de la scène de l'adoration des mages sur un fond blanc, (4ème colonne en partant de la gauche) on peut lire la dédicace de l'auteur : Gofridus me fecit, Gofridus m'a fait. Ce qui est très certainement le nom du sculpteur de cette oeuvre. "
Prenez le temps de faire le tour des colonnes et admirez ces chapiteaux, ils sont absolument extraordinaires.
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