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Quais de la Vienne

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Quais de la Vienne

Les rives paisibles de la Vienne laissent difficilement deviner au promeneur leur passé agité.

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Nous sommes sur le pont Henri IV, face à l'île de Cognet.
Les rives paisibles de la Vienne laissent difficilement deviner au promeneur leur passé agité.
2 ports étaient autrefois visibles de l'endroit où vous vous trouvez : rive droite, le port des Moulins ou de la Fontaine, et à gauche, celui des Tanneries.
Il y en a eu deux autres encore, en aval du pont, derrière vous.
----------------------------------début de l'ambiance----------------
Remontons à la fin du 18ème siècle. C'est la période faste de la batellerie, qui occupe quelques 300 mariniers.
Un couple de curieux observe le spectacle des quais...
Voix d'homme surpris
-Voilà donc ces fameux chalands !
On m'a dit que la voile de ces bateaux à fond plat est haute de 17 mètres
Voix de femme
-oui, la manoeuvre est difficile pour passer sous le pont !
Et qu'est-ce qu'ils transportent?
Voix d'homme
-Du vin et des eaux de vie sans doute. Tu as vu tous ces tonneaux ? On m'a dit que la région était riche en chanvre aussi. Il y a probablement des céréales, des fruits, du bois et toutes ces jolies choses qu'on produit ici à Châtellerault comme les couteaux et les horloges émaillées.
Sans oublier le sel, denrée précieuse, qui fait l'objet d'un trafic auquel participent largement les femmes et les enfants.
Beaucoup de ces contrebandiers seront d'ailleurs enfermés dans les tours du pont, sur votre gauche. Ce sont les restes d'un châtelet de style Renaissance, détruit au 19ème siècle pour faciliter la circulation. Une mobilisation populaire contre cette destruction a permis de sauver les tours.
Juste avant la Révolution, les quais de Vienne sont aussi peuplés d'ateliers :
Geneviève Millet du centre Châtelleraudais d'histoire et d'archives a longuement étudié cette période.
Il y avait des tonneliers, puisque beaucoup de marchandises étaient transportées dans des tonneaux. Il y avait des cordiers parce que sur les bateaux, on utilisait des cordes. Il y avait aussi des cloutiers, parce que sur les bateaux il y a énormément de clous, de grande dimension et qui sont forgés. Et puis rive gauche et rive droite, des tanneries.
Une dizaine de tanneries, qui ferment leurs portes à la fin du 19ème pour cause de pollution. Mais LE savoir-faire qui a fait la réputation de Châtellerault, c'est la coutellerie.

Il y avait aux 17ème et 18ème siècles, de nombreux ateliers de coutelleries dans le quartier de Châteauneuf et au nord de la ville dans le quartier Sainte-Catherine. Et les femmes des couteliers, avaient l'habitude d'attendre les diligences à l'entrée de la ville puis plus tard, d'aller sur le quai de la gare pour vendre aux voyageurs, les jolis petits couteaux que fabriquaient leur mari, leur frère, leur père.
Voix d'homme avec un sourire
" Il faut en acheter malgré soi ;
Raconte le " guide pittoresque du voyageur en France en 1838 ".
" De jeunes et jolies filles suivent le voyageur partout jusqu'à ce qu'il ait fait quelques emplettes, il faut avouer qu'il est difficile de ne pas se laisser tenter ; ce qu'on offre est si beau, la marchande est si agaçante, quelquefois même elle est un peu cruelle, on achète donc, et chacun y trouve son compte "
Cette coutume vaudra d'ailleurs à Châtellerault le surnom de " cité du bon accueil ".
Merci de continuer votre visite. A bientôt.
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