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Eglise Saint-Jacques

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Eglise Saint-Jacques

Un nom qu'elle ne porte pas par hasard : c'est l'église des pèlerins.

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Nous sommes devant l'église Saint-Jacques.
Un nom qu'elle ne porte pas par hasard : c'est l'église des pèlerins.
Observons sa façade.
Les connaisseurs identifieront au 1er coup d'oeil un édifice qui a beaucoup souffert.
Construite au XIème siècle, c'est d'abord une église romane qui a subi plusieurs transformations, dont la dernière, un peu " radicale ", au 19ème siècle. Les maîtres d'oeuvres cherchent pourtant à redonner à cette église son aspect primitif...
En témoignent les arcs et le portail, avec ses frises, inspirés des nombreux édifices romans de la région.
-----------------------quelques notes de carillon seules-------------------------
Cette église conserve quelques trésors, dont son carillon, le 1er de France classé monument historique. Jacques Daunizeau l'a joué pendant près de 25 ans.
C'est le seul ensemble de carillons avec commandes manuelles et commandes automatiques du 19ème siècle ayant conservé l'intégralité de ses cloches.
-----------------------------------morceau de carillon----------------------------
52 cloches au total. De quoi jouer des morceaux sur 5 octaves ! Avant de jouer du carillon pour les fêtes, les visites officielles ou en concert, Jacques Daunizeau a dû apprendre à se servir de cet instrument qu'il entendait avec émotion depuis l'enfance.
On peut mettre en fonction le carillon manuellement par un clavier, sur lequel on frappe à coups de poing et un pédalier sur lequel on tape à coups de pied. C'est d'abord un peu sportif et puis ça nécessite effectivement un apprentissage particulier parce que ce n'est pas un instrument courant. On ne peut pas s'entraîner au carillon avec un clavier de piano ou un petit instrument électronique.
Chose rare, une foule d'éléments mécaniques ont été conservés dans ce carillon, comme le tambour de 2m de long et 1,60m de diamètre. Il sert à actionner les cloches. L'ensemble date de 1867 : un vrai trésor pour les historiens !
Autre curiosité de cette église : la statue de Saint-Jacques que vous remarquerez en visitant l'intérieur.
Une superbe sculpture en bois polychrome du 17ème siècle, où l'apôtre Jacques est équipé du chapeau, des coquilles, de la gourde et du bourdon oele bâton de marche- du pèlerin.
Au Moyen-âge, nombreux sont les Jacquaires en route vers Compostelle qui se mêlent aux paroissiens dans cette église.
Aujourd'hui, la route de Tours est toujours prisée par les marcheurs en quête de spiritualité et de calme.
Pour moi, ça a été un voyage, dont le souvenir le plus marquant est constitué des rencontres que j'ai faites tout au long du chemin.
Sur le chemin de Compostelle, Jean Varennes a découvert Châtellerault en 2004 puis s'y est installé pour sa retraite.
C'est vrai que j'y ai été gentiment reçu. Premier contact humain : des gens très gentils. Le 2ème contact à la rencontre d'un couple qui était passionné, très fier, du patrimoine roman de la région. Je me souviens de ce pont Henri IV que j'ai traversé. C'est une ville accueillante qui s'est imposée à moi spontanément sans trop de réflexions d'ailleurs.
En descendant la rue Saint-Jacques, ne manquez pas l'hôtel Sully, sur la gauche, construit et occupé quelques temps par le célèbre ministre du roi Henri IV.
Le duc de Sully fut chargé, notamment, de la rédaction de l'Edit de Nantes pour faire la paix entre catholiques et protestants.
Merci de continuer votre visite. A bientôt
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