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La Cour des Adieux

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La Cour des Adieux

La cour des Adieux, ou l'abdication de Napoléon 1er avant son départ pour l'île d'Elbe

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Le château de Fontainebleau était un des lieux de séjours préférés des souverains français, qui tous, eurent à coeur de l'améliorer par des constructions et des décors nouveaux. < Cette cour, dite " cour des adieux " est représentative de ces interventions successives.
M. Vincent Droguet, conservateur en chef au Musée National du château, nous la présente :
Groupe 13 -Début : 00.07 C'est une cour qui date du règne de François 1er et qui était, à l'origine, une basse cour, une cour d'office qui va devenir plus tard, une cour d'honneur. Elle comporte, autour d'un vaste espace rectangulaire, trois corps de bâtiments. Un corps de bâtiment en fond de cour, avec le fameux escalier du fer à cheval qui date en partie du règne de François 1er, un corps de bâtiment au nord
...donc à votre gauche
que l'on appelle aile des ministres, qui date entièrement du règne de François 1er et un corps de bâtiment au sud
...donc à votre droite
qui est une reconstruction du règne de Louis XV. Fin : 01.00>
Remarquez particulièrement l'aile gauche. François 1er y a apposé sa marque en faisant orner les cheminées de son monogramme " F ", et au fronton de la lucarne du pavillon central, vous pouvez voir son emblème : la salamandre.
L'aile est construite en briques, qui soulignent les niveaux tout en encadrant les ouvertures, et en moellons recouverts d'enduit, sur une assise en grès, une roche de la région. Ces matériaux, associés à l'ardoise des toitures, nous les retrouverons souvent au cours de notre visite. Ils contribuent à donner une impression d'unité à des corps de bâtiment qui sont pourtant d'époques très différentes.
L'aile du fond de la cour, est plus composite. On distingue les parties qui datent de François 1er à leur appareillage en grès et en moellon enduit. > Ailleurs domine la pierre de taille. Il s'en dégage néanmoins un bel équilibre, accentué par la présence de l'escalier, construit dès 1632 par l'architecte Jean Androuet du Cerceau.
L'appellation définitive de " cour des Adieux " lui est donnée en raison d'un célèbre événement : le 20 avril 1814, Napoléon 1er qui vient juste d'abdiquer y fait ses adieux à sa garde, avant son départ en exil pour l'île d'Elbe.
"Soldats, vous, mes vieux compagnons d'armes, que j'ai toujours trouvés sur le chemin de l'honneur, il faut enfin nous quitter. J'aurais pu rester plus longtemps au milieu de vous, mais il aurait fallu prolonger une lutte cruelle, ajouter peut-être la guerre civile à la guerre étrangère, et je n'ai pu me résoudre à déchirer plus longtemps le sein de la France. Jouissez du repos que vous avez si justement acquis, et soyez heureux. Quant à moi, ne me plaignez pas. Il me reste une mission, et c'est pour la remplir que je consens à vivre, c'est de raconter à la postérité les grandes choses que nous avons faites ensemble. Je voudrais vous serrer tous dans mes bras, mais laissez-moi embrasser ce drapeau qui vous représente."
Alors, dit encore Thiers, attirant à lui le général Petit qui portait le drapeau, il le presse sur sa poitrine au milieu des cris et des larmes des assistants...>
Auparavant, Napoléon 1er laisse lui aussi son empreinte à la cour, en faisant détruire une aile pour la remplacer par la grille d'entrée et son portail surmonté de deux aigles en plomb doré.
Avant de quitter la cour des adieux, approchez-vous du bâtiment du Jeu de Paume qui se trouve au coin gauche de la façade principale.
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