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Gabriel Loire

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Gabriel Loire

Si Chartres est aujourd'hui la capitale du vitrail, elle le doit notamment à Gabriel Loire.

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Gabriel Loire, maître verrier dans la capitale du vitrail
< Si Chartres est aujourd'hui la capitale du vitrail, elle le doit notamment à Gabriel Loire.
Jeune diplômé de l'Ecole des Beaux Art, il a 20 ans quand il vient à Chartres. Dans la cathédrale, il est ébloui par le vitrail de l'Arbre de Jessé. C'est une rencontre décisive qui marquera à jamais son oeuvre.
Il dira " Je ne l'ai jamais perdu de vue ; je l'ai toujours devant les yeux ".
C'est dans cette ville qu'il a appris son métier, aux ateliers Lorrin.
Gabriel Loire crée en 1946 un atelier dont la réputation dépasse les frontières. Il apporte un véritable renouveau à l'art du vitrail grâce à une technique moderne: la dalle de verre, qui est fabriquée avec du mortier de béton et de résine.
Ses vitraux vont orner plus de 700 édifices à travers le monde : France, Angleterre, Etats-Unis, Allemagne, Chili, Japon, etc. Il travaille sur tous les continents.
Illustration, affiches, mosaïques, céramique, fresque, sculpture, Gabriel était un artiste talentueux à l'oeuvre étonnante marquée par la recherche sur la couleur. >
Gabriel transmettra sa passion. Aujourd'hui, son fils Jacques, et ses petits enfants ont pris la relève.
Pour réaliser un vitrail, il faut d'abord du temps. Beaucoup de temps.
Et de l'expérience. >
Les verres de couleurs de 2 à 3 mm d'épaisseur sont découpés avec un diamant. Attention, il faut être précis ! Puis il est serti par un profil de plomb. Comme au Moyen-âge, il peut être rehaussé ensuite par des grisailles, c'est-à-dire de la peinture sur verre cuite.
< C'est la technique traditionnelle, celle que l'on appliquait déjà au Moyen Age.
Aux ateliers Loire, on a su faire évoluer le métier de verriers.
Jacques Loire, le fils de Gabriel : >
" On a de nouvelles techniques car on a des fours qui nous permettent de mieux contrôler les montées en température et surtout les refroidissements. On peut faire du collage de verre, on peut faire du thermoformage sur impression en créant un moule. Mais on a souvent des problèmes. La matière nous résiste. Chaque ouverture de four est un peu une émotion, une aventure. C'est là où l'expérience et le savoir faire deviennent très importants. II faut remettre l'ouvrage 100 fois sur le métier pour essayer d'éviter ces imprévus qui quelque fois sont très forts. "
< Hervé Loire, de la 3ème génération, lui aussi s'est lancé dans l'aventure :
Mais l'époque des grandes verreries est peut-être révolue : >
" Des projets où il y avait 200, 300 m2 étaient des choses assez courantes à l'atelier. Or aujourd'hui quand on a un projet de 10, 15 m2, on est très contents. "
Aujourd'hui, ce ne sont plus en effet les églises qui commandent des vitraux. Les particuliers ont pris le relais.
Le vitrail peut s'acheter comme une peinture : dans une galerie.
La famille Loire en possède une, à Chartres face au porche Nord de la Cathédrale
Natalie Zins Loire, la directrice de la galerie :
" Ici tous les visiteurs découvrent que le vitrail n'est pas un Art exclusivement religieux. C'est un Art, des oeuvres qui peuvent s'intégrer dans des habitations et ils réalisent qu'ils peuvent en mettre dans leurs fenêtres et avoir des vitraux de petite taille présentés en décoration sur un meuble ou devant un mur. C'est ce qui le rend accessible à tous. "
Vous pouvez visiter les ateliers Loire chaque vendredi après-midi à 14h30 sauf au mois d'août et sur rendez-vous.
Bien. Notre présentation de quelques-unes des plus illustres figures de Chartres est maintenant terminée. Pour plus de renseignements, consultez le site Internet : www : tourisme28.com ou rendez-vous sur place à l'office de tourisme de Chartres sur le parvis de la Cathédrale.Lors de votre venue à Chartres, ne manquez pas la visite de la basse ville médiévale. Et n'oubliez pas que chaque soir à la tombée de la nuit Chartres et sa cathédrale se mettent en lumières.
A bientôt !
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