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La fontaine Saint-Hadelin

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La fontaine Saint-Hadelin

Ce n'est pas un hasard si cette fontaine porte le nom de Saint-Hadelin : comme lui, elle serait à l'origine de nombreuses guérisons miraculeuses...

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La fontaine Saint-Hadelin.
La fontaine Saint-Hadelin, à une dizaine de mètres devant nous, a de quoi surprendre : elle ne ressemble en rien à ces constructions plus ou moins ouvragées que l'on place souvent au coeur des villages.
Située en plein champ, elle est appelée " fontaine " car les habitants des fonds de Celles, le lieu où nous nous trouvons, venaient s'y approvisionner en eau courante, et ce, jusqu'à ce que le réseau atteigne leurs maisons. C'était en 1957.
Cette fontaine est en réalité une simple résurgence : l'eau qu'on entend ici est celle d'un ruisseau qui vient de parcourir un peu plus de trois kilomètres sous terre avant de rejaillir, à la grande satisfaction des Cellois.
Car ce n'est pas un hasard si cette fontaine porte le nom de Saint-Hadelin : comme lui, elle serait à l'origine de nombreuses guérisons miraculeuses...
Si ce n'est pas un miracle, ce qui s'est produit à Celles, en 1944, à la veille de Noûl, y ressemble beaucoup.
Dans la nuit du 23 au 24 décembre, vers trois heures, la deuxième Panzerdivision allemande arrive de l'Est par la route nationale et par des chemins de traverse comme celui qu'on aperçoit sur notre droite, à une cinquantaine de mètres.
Hitler pressent alors que l'issue de la guerre lui sera défavorable. Et dans une sorte de baroud d'honneur, il demande à ses troupes d'atteindre le très stratégique port d'Anvers
C'est ce qu'on appelle l'offensive des Ardennes, offensive qui finalement ne sera pas allée au-delà de Celles, comme nous le raconte l'historien Jean-Michel Delvaux.
L'offensive a été arrêtée à Celles, pour plusieurs raisons. La première, c'est que les Allemands étaient vraiment à court de tout : à court de carburant, à court de munitions, à court de renforts. Le ravitaillement ne leur parvenait plus, donc ils étaient complètement coincés ici à Celles, ça c'était une première chose. Deuxième chose : le temps s'est éclairci, donc l'aviation alliée a pu sortir et attaquer les Allemands par les airs. Et une troisième chose, c'est aussi un petit peu la légende ici à Celles, c'est Marthe Monrique, qui tenait un café qui s'appelait le pavillon ardennais et qui selon la légende a arrêté les Allemands en leur disant que la route était minée jusqu'à Dinant.
Difficile de savoir si ce mensonge a vraiment dissuadé les soldats allemands de s'engager plus avant. Ce qui est certain, en revanche, c'est qu'un de leurs chars venait de sauter sur une mine tout près du café de Marthe Monrique.
Pour beaucoup, cette femme audacieuse est devenue une sorte d'héroïne. Et, au lendemain de la guerre, forte de ce prestige, elle n'a pas eu de mal à convaincre l'armée belge d'installer le fameux char devant son établissement.
Il s'y trouve toujours, à l'entrée du village.
La seule chose qui ait changé, c'est le nom de l'établissement. Le café s'appelle maintenant Le Tank.
Merci de continuer votre visite. A bientôt.
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