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Notre-Dame de la Paix

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Notre-Dame de la Paix

Une chapelle imaginée par Foujita, qui se convertit après une révélation à Reims...

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Il a adopté Reims ; Reims l'a adopté. Foujita se lie définitivement à la ville un jour de 1958, alors qu'il visite - en compagnie de son ami René Lalou, patron d'une des plus grandes maisons de champagne - la basilique Saint-Remi
...Tout d'un coup, j'ai senti quelque chose dans mon coeur pénétrer...
Ce peintre japonais ressent en ces lieux un esprit, une illumination pénétrer dans son coeur.
Un an plus tard, ce descendant d'une famille de samouraïs renonce au bouddhisme et se convertit au catholicisme en la cathédrale de Reims.
Foujita, qui prend pour prénom Léonard, en signe d'admiration pour Léonard de Vinci, va alors poursuivre le rêve le plus fou de sa vie : concevoir et décorer une chapelle, sa propre chapelle, Notre-Dame de la paix, comme un écho à son premier prénom, Tsugouharu, " héritier de la paix ".
Construit dans un style néo roman, propice à la méditation, l'édifice est consacré en 1966. Le décor des vitraux et de l'immense fresque qui recouvre ses parois est d'inspiration biblique, mais il comprend une quantité de détails issus de la tradition japonaise
Foujita a tracé les plans, dessiné les ferronneries, imaginé les vitraux et sculptures. A 80 ans, lui qui est surtout connu pour avoir peint des chats et de belles femmes, utilise pour la première fois la technique de la fresque, à grands renforts de couleurs et de courbes empruntées à l'art oriental.
Cette chapelle est incontestablement son testament, tout autant spirituel qu'artistique. Elle est ouverte de mai à octobre et se visite le reste du temps sur rendez-vous, en appelant le musée des beaux-arts.
Si vous vous y rendez, amusez-vous à chercher l'autoportrait de l'artiste.
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