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La maison de la bataille de Noordpeene

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La maison de la bataille de Noordpeene

C'est ici, autour de l'église, que se tourne une page cruciale de la guerre de Hollande...

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(Phrase en flamand)...nous sommes à Noordpeene... "huys "...la maison de la bataille.
...dont Jocelyne Willencourt est la présidente depuis sa création le 1er avril 2007. Un dimanche des rameaux. Tout comme 330 ans auparavant, le 11 avril 1677, le jour de la bataille de Noordpeene, décisif pour l'avenir de la Flandre.
En cette année 1677, dans le contexte de la politique agressive de Louis XIV, qui a déclenché la Guerre de Hollande, Français et Hollandais se retrouvent face à face à Noordpeene. Les deux rivaux présentent des réalités très différentes.... (18')
Un film projeté au dessus d'une maquette du théâtre des opérations vous plonge au coeur de la bataille tout en la replaçant dans sa dimension européenne. Rien de tel pour comprendre le contexte et les enjeux de l'affrontement de Monsieur, frère de Louis 14, et de Guillaume d'Orange, Stadhouder des Provinces Unies, l'ennemi juré du roi soleil.
C'est ici, autour de l'église, que se tourne une page cruciale de la guerre de Hollande qui fait rage depuis 5 ans déjà. Alors que fantassins, mousquetaires et artilleurs se battent sur tous les fronts, la cavalerie de Guillaume s'enlise dans les marais permettant à Monsieur de prendre l'avantage et de s'emparer de Saint Omer quelques jours plus tard. Un an plus tard, en 1678, le traité de Nimègue scelle le rattachement définitif du pays de Cassel à la France.
Mais à quel prix...Plus de 4000 morts, près de 7000 blessés...la troisième bataille de Cassel dresse un sinistre bilan.
Bien plus pacifique et chaleureux est l'accueil à la maison de la bataille. Sitôt entré qu'en guise de bienvenue on vous tend une tasse de thé.
Et pas n'importe quel thé...
Ah du zoeteboom thé! On met dedans de la fleur de tilleuil, des bâtons de réglisse. Quelquefois des feuilles de groseille. Des groseillers cassis! Ou des queues de cerise.
Une recette typique de la Flandre que Jocelyne Willencourt tient de sa grand-mère qui la tenait elle même de sa grand-mère.
Un bel exemple de ces traditions flamandes que le musée perpétue et vous invite aussi à découvrir.
Grâce à une muséographique habile et ludique plongez dans le quotidien de Cornélie la servante pour tout connaître des us et coutumes de la Flandre du 18ème siècle.
A l'époque, et malgré le rattachement à la France, tout le monde ici parle le flamand.
D'ailleurs aujourd'hui encore, plus de trois siècles après l'annexion, beaucoup continuent de l'utiliser
Ici par exemple Monsieur le maire du village, l'ancien directeur d'école, quand on se rencontre, on ne se parle qu'en flamand... "ach ya ".... Voilà donc nous parlons encore le flamand. Oui. Bon ça n'est pas pour en faire un folklore bien sûr. C'est tout simplement que c'est notre langue maternelle, notre langue régionale. Et c'est la langue qu'on lit sur nos cadastres. Kerkeveld?, Lynkeweld?, Klokveld?. Ou alors il faudra changer le cadastre parce que plus personne ne saura, les lire si, mais expliquer. Quelle signification te Klokweld? Ben c'est les champs autour du couvent. Kerkweld. Autour de l'église. Ces noms ont vraiment une signification qui est pour nous notre patrimoine tout simplement.
Un patrimoine plutôt bien défendu : Noordpeene est l'un des 4 sites pilotes de la région retenus par l'Education Nationale pour l'enseignement du flamand.
Avant de quitter Noordpeene pour Buysscheure où l'on se donne rendez vous devant l'église, n'hésitez pas à emprunter les circuits de randonnée pédestre ou VTT qui vous plongent au coeur du champ de bataille. Vous y découvrirez notamment l'obélisque commémoratif érigé en 1865 entre Zuytpeene et Noordpeene
Merci de continuer votre visite.
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