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Arneke

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Arneke

Le retable central d'Arneke daté du 18ème réunit plusieurs figures majeures du concile de Trente.

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Nous sommes devant l'église Saint Martin d'Arneke, un nouvel exemple typique des hallekerkes des villages du pays de Cassel.
Derrière la simplicité de leurs volumes, derrière leur apparente austérité, se cachent souvent des monuments pleins de charme et riches d'histoires. Ces églises rurales partagent notamment un mobilier d'une rare qualité dont les retables sont un exemple emblématique. Angelots, colonnes, volutes, corniches, frontons, médaillons peints ou sculptés, ces retables sont un condensé de baroque flamand.
Rappelez nous d'un mot ce qu'est un retable.
Etymologiquement " derrière la table ". Un retable c'est une structure verticale qui soutient des décors peints ou sculptés derrière l'autel. Les retables de Flandre ont particulièrement souffert de l'iconoclastie calviniste des années 1566 et 1568 en pleine révolte des gueux.
En fait de gueux, plutôt des nobles protestants, insurgés contre l'inquisition espagnole, et qui s'en prenaient aux représentations, aux images. Les gueux dévastèrent de nombreuses églises dans la région et celle d'Arneke, incendiée deux fois, ne fit pas exception à la règle.
Après ces troubles, les églises et retables seront reconstruits selon les nouvelles règles édictées par le Concile de Trente. Nous sommes en pleine Contre Réforme : l'église catholique cherche à reconquérir les fidèles tentés par le protestantisme.
Le retable central d'Arneke daté du 18ème réunit plusieurs figures majeures du concile de Trente à commencer par Charles Borromée, un prélat italien grand animateur du concile et auteur d'un ouvrage sur la construction et l'ameublement des églises. Annie Debril, guide de l'association des retables de Flandre.
Il était le neveu du pape Pie IV et il était son secrétaire particulier. Alors Charles Borromée est situé dans le maître autel. Un retable lambris. On a sa statue. C'est le seul saint qui a été portraituré de son vivant et on le reconnaît à son nez busqué. Et on aperçoit deux anges qui viennent lui donner lui apporter le chapeau de cardinal et un autre ange qui lui amène sa croix de cardinal, pour bien montrer que sa mission était donnée par Dieu et non décidée par Rome.
Les retables des autels latéraux sont dédiés à la Vierge et au Sacré Coeur et tous deux illustrés par une toile de Bafcop, un célèbre artiste casselois du 19ème. N'hésitez pas à vous approcher, vous allez être surpris...
Non ce n'est pas du marbre. Il y a certaines églises où vous devez vraiment taper sur le matériau pour vous rendre compte que c'est du bois. C'est tellement bien imité.
Et tellement bien conservé. Les peintures sont d'origine. Elles datent de 1715
Autre curiosité de Saint Martin d'Arnèke : le buste reliquaire de Saint Gohard.
Curé d'Arnèke en l'an 1000 il est ensuite nommé évêque en Allemagne et canonisé par Innocent II. On venait de loin le prier pour la guérison des maladies incurables. D'ailleurs Arneke est encore aujourd'hui le centre d'un pèlerinage à Saint Gohard : les neuvaines qui rassemblent chaque année des milliers de pèlerins du 1er au 9 mai
Partons maintenant à la découverte d'une autre dimension du patrimoine religieux du Pays de Cassel : ses chapelles de route. Rendez vous donc à Hardifort, devant la chapelle Notre Dame de Lourdes, juste à l'entrée du village, au bord de la route de la Place.
Merci de continuer votre visite.
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