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Les thermes

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Les thermes

Un microclimat tempéré

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Les thermes
Dans le jardin des thermes, l'air est doux, parfumé, quelle que soit la saison. La Nive s'écoule paisiblement à quelques mètres du jardin.
Trachycarpus ; Washingtonia ; Butia...
Ces jolis noms désignent des palmiers que vous pouvez admirer à Cambo-les-Bains dont ils apprécient le climat.
L'hiver, on n'a pas de grandes températures négatives
Paroles de jardinier ! Pantxo Azarete s'occupe des jardins de la Villa Arnaga.
Quand il fait très froid, on avoisine les petites gelées mais jamais de trop fortes gelées ; et puis l'été, on va retrouver des températures assez agréables également parce qu'on la Nive qui procure une sensation de fraîcheur.
Un médecin du 19ème siècle, le docteur Juanchuto, a étudié les bienfaits de ce microclimat :
Voyons nos conclusions.
L'air est très pur grâce à la situation élevée de la ville et à l'absence de brouillard. Les écarts de températures sont faibles entre les saisons et même sur une journée.
Cambo a d'ailleurs échappé à de nombreuses épidémies comme le choléra en 1854-55, et la variole en 1872.
Ajoutez à cette douceur les vertus des sources thermales qui émergent à Cambo, l'une sulfureuse, l'autre ferrugineuse, et vous comprendrez pourquoi la ville accueille des curistes depuis... l'époque gallo-romaine ! La tradition veut que les Basques boivent à la Saint-Jean les eaux de Cambo pour se préserver des maladies. Problèmes respiratoires et digestifs, rhumatismes, anémie...et, par le passé tuberculose. La liste des pathologies traitées est longue !
L'établissement thermal que vous voyez et son style néo-classique datent de 1930 mais il n'a ouvert qu'en 1977 ! Dans l'intervalle, le ministère de la santé craignait la contagion de la tuberculose, justement.
Napoléon 3 et l'Impératrice Eugénie ont séjourné deux fois ici. Edmond Rostand, lui, s'est même installé en 1901 pour soigner ses poumons et profiter d'une vie plus calme qu'à Paris, comme il le raconte dans cette lettre poétique.
Ce que je fais, monsieur ? Des courses dans les bois,
A travers des ronciers qui me griffent les manches ; Le tour de mon jardin sous les arceaux de branches, Le tour de ma maison sur un balcon de bois.
L'auteur de Cyrano de Bergerac a laissé à Cambo un magnifique témoignage de son passage avec la Villa Arnaga, véritable palais des merveilles au milieu du parc qu'il avait dessiné lui-même.
Ne vous trompez pas sur cette Villa qu'on prendrait, de l'extérieur, pour une simple maison basque ! Les boiseries, les peintures et la décoration voulues par l'écrivain surprennent et ravissent tous les visiteurs !
Revenons aux thermes. Vous verrez dans ce jardin des hortensias dont Pancho Azarete veut nous dire un mot.
Cambo est riche en hortensias naturellement bleus. C'est dû au sol légèrement acide ce qui permet aux hortensias de prendre dans le sol l'alumine, qui les fait bleuir ainsi. Les gens sont toujours émerveillés par ce bleu qu'ils n'arrivent pas à avoir chez eux.
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