Cambo-les-Bains >

Le Bas-Cambo

Version mobile

Le Bas-Cambo

Une histoire de pelote dans un vieux quartier

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Le Bas-Cambo
Nous sommes dans le Bas-Cambo, près du fronton.
Ici a joué l'un des plus grands pelotaris de l'histoire.
Je m'appelle Joseph Apesteguy. Je suis né à quelques centaines de mètres d'ici en 1881. A 17 ans, j'ai défié LE leader de la pelote basque et je l'ai battu. J'ai été champion du monde de pelote de 1900 à 1914 puis de 1919 à 1923. Quelqu'un m'a surnommé un jour Chiquito mais je préfère Chiquito de Cambo.

Avec son mètre 95 et ses 90kg, le colosse a enchaîné  des exploits qu'on se raconte encore à Cambo ! Jean-Pierre Etchegoin est un Camboard passionné de pelote.
On raconte qu'il avait relevé un défi avec une bouteille de champagne. On avait découpé une bouteille de champagne et il avait joué à la pelote avec ça. Il avait fait la guerre de 14 et on disait qu'avec sa chistera, il lançait des grenades. Ce sont des légendes !
Le champion meurt dans la pauvreté en 1950 après avoir côtoyé les grands de son siècle comme le roi d'Angleterre Edouard VII.
Sa tombe voit encore défiler les nostalgiques d'une époque où le Pays-Basque vivait au rythme de la pelote.
Le dimanche après-midi, tout le monde se rassemblait. Les femmes, les enfants, tout le monde regardait les joueurs et, à côté, dans les bistrots, les vieux jouaient au Mus. Chaque quartier avait son fronton comme ici, à Cambo. Dans toutes les écoles on trouve des petits frontons ou des préaux où tout le monde pouvait jouer. Même les gens aisés avaient leurs frontons.
Laissez le fronton derrière-vous et regardez la villa qui lui fait face, de l'autre côté de la rue.
Elle est typiquement basque, avec ses murs blanchis à la chaux, ses colombages, son balcon et ses pierres apparentes.
Son nom servait autrefois d'adresse quand les numéros n'existaient pas au Pays-Basque.
Vous verrez beaucoup de ces maisons dans le Bas-Cambo, le plus ancien quartier de la ville.
Longtemps, la maison s'est transmise à l'aîné, fille ou garçon, pour éviter le morcellement des propriétés. Du coup, nombres de cadets et de benjamins quittaient le pays. Pour l'Amérique du Sud par exemple.
Au 18ème siècle, il y avait un port fluvial sur la Nive dans ce quartier. Les bateaux transportaient des canons, des ferrures venues des forges de Baïgorry, des denrées agricoles, ou encore de la laine d'Espagne. L'activité était intense.
A droite, un peu plus loin, la maison à pans de bois marron, est également très ancienne.
Si vous aimez cette ambiance, ne manquez pas de visiter les villages des alentours : Itxassou, Souraide, Laressorre, Halsou et Louhossoa.
Retour haut de page