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Les sources de l'étang et l'épidémie de choléra de 1849

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Les sources de l'étang et l'épidémie de choléra de 1849

Ne jamais oublier de curer le marais... Une question de salubrité

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C'est ici, sur votre droite, juste à l'angle du plan d'eau, que se trouvent les sources de l'étang Saint Ladre.
Les eaux y sont profondes, plus claires, moins laiteuses. Jamais elles ne gèlent en hiver parce que précisément les sources donnent en permanence et renouvellent les eaux de l'étang.
Des sources, un marais, deux rivières, l'Avre et la Noye... ! Décidément ils ont vraiment les pieds dans l'eau ces bovois...
Comme en témoigne leur ancien surnom.
Actuellement ché bovois y zon un surpiché - un surnom - c'est " ché ouin-ouin ".
Ch'Mariel, conteur
Mais à l'époque du 19ème siècle, à l'époque des tourbières et tout ce qui s'en suit, les habitants de Boves on les appelait " chés pieds porris ".
Comprenez, les pieds mouillés.
Mouillés d'une eau de qualité... certes, mais un marais reste un marais..
Le problème c'est qu'un marais il faut le curer, il faut absolument faire en sorte que l'eau soit nettoyée et c'est ce qu'on a oublié de faire à une certaine époque, notamment dans les années 1840 et surtout 1849 où une épidémie de choléra s'est développée au sein du village.
Elle va emporter près de 10% de la population... Ironie du sort, le médecin du village...mais surtout toutes les personnes dont le métier est lié à l'eau :
Blanchisseurs, sayeteurs...
...les fabricants de soie...
Et les badestamiers,
...les fabricants de bas
Des mesures drastiques vont être prises...elles auront un impact économique considérable.
Donc à la suite de cette épidémie en effet, il a fallu laver l'eau. Pour cela de gros travaux ont été entrepris. Des travaux de curage hein, on a curé les étangs, on a curé les deux rivières. Mais surtout on a voulu que l'eau s'écoule d'amont en aval, normalement, hein, pour la faire revivre, pour la purifier. Et on a ouvert dans le village, qui existent toujours, des rieux, qui traversent le village de part en part et qui arrivent finalement maintenant sur le côté ouest de cette réserve. Et on s'est aperçu que l'eau était encore meilleure ensuite. Et c'est là que l'activité de la blanchisserie a pris un essor énorme pour en arriver à plus de cent blanchisseurs rien que pour le petit village de Boves.
L'activité a alors littéralement explosé, asseyant plus encore la renommée de la vallée.
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