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La vallée de l'Avre

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La vallée de l'Avre

Une rivière au cours lent, " perchée " dans son lit.

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Chuuuuut...Tendez l'oreille... et ouvrez l'oeil
Vous entendez ce cri bref ? Un genre de sifflement perçant et suraigu ?
Et cet éclair bleu à la surface de l'eau ! Vous l'avez vu ? C'est le martin pêcheur d'Europe qui file à vive allure.
Cet oiseau furtif sillonne les étangs de la vallée à la recherche de ses proies : petits poissons et autres invertébrés aquatiques.
Il niche dans les trous en bord de cours d'eau, et il apprécie tout particulièrement les berges de l'Avre.
D'autant qu'elles ont été rehaussées depuis la dernière crue historique de 2001.
C'est bien pour le martin pêcheur parce qu'effectivement c'est un animal qui niche dans des petits terriers creusés dans les berges. Et donc...
Pierre Dron, vice président du Conservatoire d'Espaces Naturels de Picardie.
...c'est un matériau, on va dire, qui est relativement meuble et dans lequel il peut facilement s'installer. Et regardez : en voilà un qui vient de passer !
L'Avre est une rivière au cours lent et aux crues de plus en plus rares.
Déconnectée du marais, du moins en apparence, on dit d'elle ici qu'elle est " perchée dans son lit ".
En réalité, il y a 10 000 ans, le lit de cette rivière était beaucoup plus bas, il était 5/6 mètres plus bas. Et lorsqu'on fait des sondages on rencontre la craie sur laquelle elle coulait à la fin de la dernière période glacière il y a 10 000 ans, on rencontre cette craie, donc, 5/6 mètres plus bas. Et progressivement, elle a déposé des alluvions, elle est remontée. En même temps d'ailleurs que la mer remontait aussi. Et donc actuellement elle est 6 mètres au dessus de son niveau d'il y a 10 000 ans. Donc elle est perchée.
Si elle se jette aujourd'hui paisiblement dans la Somme, l'Avre n'a pas toujours été aussi sage.
Son cours, qui s'écoulait autrefois en torrent, a créé le relief encaissé de la vallée, véritable accident au coeur des vastes plaines céréalières de l'Amiénois et du Santerre.
Ah exactement ! Elle a créé le paysage qui nous environne, de deux façons. D'abord en creusant cette vallée. Et puis ensuite depuis ce que j'évoquais tout à l'heure, la fin de la période glaciaire en redéposant des alluvions, en méandrant, en donnant naissance à des marais dans lesquels s'est développée toute la végétation que nous connaissons actuellement et qui est si caractéristique.
Mais l'Avre n'est pas la seule à avoir façonné le paysage alentour.
La main de l'homme, nous allons le voir, y est aussi pour beaucoup.
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