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L'entretien du marais

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L'entretien du marais

Un paysage en perpétuelle évolution, depuis toujours façonné par la main de l'homme

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L'empreinte de l'homme est flagrante dans ce paysage.
D'abord évidemment avec la proximité des routes et de la voie ferrée qui rappellent que cet oasis de nature préservée est aux portes de la métropole amiénoise et de ses 175 000 habitants.
Mais aussi et surtout parce que cette plaine marécageuse qui s'étale sous nos yeux n'existerait pas sans l'homme.
Sans sa main en effet, pas de roseau. Pas de baldingère, de scirpes ni de grandes laîches.
Aucune de ces herbes hautes si friandes d'eau qui forment cette étendue verte au pied de la plate-forme d'observation.
Sans la main de l'homme, que verrait-on alors dans ce milieu aujourd'hui totalement ouvert ?
Gaétan Rivière, chargé de la gestion de la réserve au Conservatoire d'Espaces Naturels de Picardie.
Qu'est-ce qu'on aurait ? Eh bien on aurait un phénomène d'embroussaillement, de grandissement de tous les saules et puis de refermeture du milieu naturel. Disparition du roseau qui est une plante de lumière, de toutes ces herbes un peu folles qu'on voit là dans le bas. Et puis l'apparition des bouleaux, des arbres qui vont être plus hauts. Des saules aussi, des grands saules blancs. Quelques aulnes. Quelques trembles. Et on reviendrait à un stade, je dirais, carrément forestier.
Non entretenu donc, le marais évolue spontanément.
Pour y conserver une mosaïque de différents stades d'évolution des milieux...
...et pour y maintenir une grande diversité biologique,
...Le Conservatoire a fait le choix d'entretenir périodiquement ce patrimoine naturel qu'est la plaine marécageuse.
Alors essentiellement on a trois possibilités qu'on exploite toutes les trois. On met des animaux pour pâturer l'herbe, pour manger l'herbe. On fauche les herbes également. Et puis on coupe aussi régulièrement les rejets arbustifs. C'est-à-dire que les arbustes, et les arbres ont été coupés une fois. Mais on n'a pas forcément retiré les racines. Donc les racines fabriquent des bourgeons et ces bourgeons donnent de nouvelles tiges qui peuvent devenir un arbre, un arbuste. Et donc on taille ces tiges là, tous les deux ans.
Et depuis des siècles, l'homme a façonné cet espace avec par exemple le pâturage, la taille des saules en têtards, la fauche des roseaux pour la litière ou le torchis,
...et ce sont toutes ces pratiques qui ont permis la coexistence d'une grande variété de plantes.
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