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Le beffroi

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Le beffroi

Pendant la guerre de 100 ans, la fidélité des béthunois à la couronne de France vaut à la ville son premier beffroi...

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Nous sommes sur la Grand Place, face à l'entrée du Beffroi. Positionnez-vous entre les deux cercles pavés sur le sol. . L'un indiquerait l'endroit où se déroulaient les évènements les plus importants de la ville, et l'autre cercle, l'emplacement où avaient lieu les supplices. Au fait, le bourreau de Béthune,< ça vous dit quelque chose?...>
(coupant la parole)... Nous y reviendrons !

Levez les yeux et observez la tour crénelée qui se dresse à droite du beffroi. <
C'est celle de l'église Saint Vaast, le coeur spirituel de Béthune. Depuis Charles Quint et l'occupation espagnole, elle se tient dans le prolongement du beffroi. >< Leur histoire, on va le voir, est intimement liée.
C'est à Charles Quint également que le beffroi doit son carillon. Il compte 6 cloches à l'époque, 37 aujourd'hui. Il rythme la vie des béthunois avec une mélodie différente tous les quarts d'heure.
Si vous voulez vous faire sonner les cloches, il va falloir grimper les 133 marches. Et oui ! Le beffroi fait 47 mètres de haut !
Des visites sont proposées toute l'année, renseignez vous auprès de l'office de tourisme.
Mais en attendant, nous sommes montés pour vous. On vous emmène ? Pour écouter la visite de l'intérieur du beffroi,
Approfondissement : L'intérieur du beffroi.
La porte des escaliers est sur votre gauche, à côté de la porte vitrée de l'accueil.

C'est la salle des échevins. Ces derniers s'adressaient à la population de Béthune par la bretèche, un balcon de bois placé autrefois sur la façade.
Le plafond est une voûte gothique en croisée d'ogive.
Sculpté en son centre, un agneau pascal, symbole des drapiers. <
Continuons vers le deuxième étage
On arrive> dans la pièce où vivait le guetteur lorsqu'il ne faisait pas ses gardes sur le chemin de ronde.
Ce n'est pas bien grand. J'espère pour lui qu'il était célibataire...
Non le dernier était marié et avait des enfants. Il faut imaginer une famille complète vivant ici. Alors on sait qu'il avait installé une sorte de poulailler sur le chemin de ronde. Il cultivait quelques légumes... enfin il essayait d'investir les lieux pour donner du confort à tout ça, mais ça ne devait pas être évident. C'est une des raisons aussi pour lesquelles je crois on n'a pas reconduit ce rôle de guetteur après la première guerre mondiale.
<
Allez du nerf, on monte au troisième, la salle des cloches et des abats sons. >
Si les 37 se mettaient à tinter, on verrait vite 36 chandelles. Le mécanisme automatique, le tambour de ritournelle, est situé à l'étage du dessus. Mais ici, au milieu de la pièce, trône le clavier du carillonneur entouré d'une petite guérite en verre.
C'est intéressant car ça fait partie des rares carillons qu'on peut encore utiliser manuellement
Des concerts sont parfois organisés. N'hésitez pas à vous renseigner.
Ouf...nous y sommes dernier étage, la salle de l'horloge.
Si on n'a pas le vertige, on peut passer par une petite ouverture et aller prendre l'air sur le chemin de ronde.
Vue superbe sur la ville et les alentours. Au loin les collines de l'Artois et les monts de Flandres. On aperçoit aussi un drôle de terril blanc. C'est la piste artificielle de ski de Noeuds les Mines.

Au pied du beffroi, jusqu'au milieu du 17ème, se tient la Halle aux draps. Elle disparaîtra dans un incendie. Petit à petit les échoppes ceinturent le beffroi. Elles seront entièrement détruites par les bombardements allemands de 1918 mais protégeront le beffroi des obus qui pleuvent sur la ville depuis la ligne de front à quelques kilomètres. >
Endommagé, Il perdra son campanile. L'architecte Paul Degez va le restaurer à l'identique dans les années 20 avec les pierres de grès de l'église Saint Vaast, entièrement soufflée par les bombes.
Haut de 17 mètres, le campanile se termine par une flèche où se perche un petit dragon. <
Citation Krijn De Koning : C'est un caméléon, une vieille bête à la peau rugueuse qui a traversé les ans et les saisons >
On parlait de dragon et maintenant de caméléon?
Un caméléon. C'est comme ça que l'artiste Krijn De Koning qualifie le beffroi. A l'occasion de Lille 2004, capitale européenne de la culture, cet artiste néerlandais a imaginé un dispositif d'éclairage à l'aide de projections lumineuses colorées sur la façade et de diodes directement fixées sur les pierres. Il joue ainsi en contraste de la rugosité du grès et des irrégularités des arêtes du beffroi classé au patrimoine de l'Unesco en 2005. On a qu'à lui passer un coup de fil !
(rire) Très vite j'ai vu que c'est une tour qui n'est pas du tout symétrique. Il y a plein de détails et beaucoup de petites surfaces. J'ai allumé chaque surface avec une couleur différente. J'ai travaillé aussi pour des couleurs contrastantes. On passe du jaune au rouge, au bleu, au bleu vert... Il y a aussi des lumières blanches. Il y a vraiment beaucoup de couleurs là dedans. Un caractère aussi de cette lumière c'est du LED, de la lumière qui vient d'au dessus, qui montre bien tous les détails aussi dans le pierre, les surfaces, la peau de la tour...
En parlant de peau, je donne pas chère de la nôtre avec ce fameux bourreau de Béthune. < >
Ah oui. Je vous dois des explications à son sujet.
Pas de panique. Il n'a jamais existé. Le vrai bourreau venait d'Arras pour les exécutions. Le bourreau de Béthune est un personnage fictif imaginé par Alexandre Dumas dans les Trois mousquetaires. C'est aussi le surnom qu'a pris un célèbre catcheur des années 50. < >
<>Bien. C'est rassurant on va pouvoir scruter les détails des façades de la Grand Place tranquillement.
Pour écouter notre prochaine étape, ne bougez pas. Restez dans les pas du bourreau.
Nous allons découvrir plus en détail les façades de la grand'Place.
A bientôt !
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