Béthune >

La Confrérie des Charitables

Version mobile
English Néerlandais

La Confrérie des Charitables

Depuis plus de 800 ans, les charitables de St Eloi s'occupent gracieusement du service des défunts.

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Nous sommes devant la Chambre des charitables. L'inscription au dessus de la porte indique 1188. mais la maison est plus récente. Observez le bas relief au dessus de la fenêtre.
Il représente la poignée de main de Germon et Gauthier sous l'oeil de Saint Eloi. <
Comme un conte Selon la légende, en 1188, en pleine épidémie de peste, le bon saint Eloi ordonne en songe à ces deux maréchaux-ferrants de Beuvry et Béthune, de se retrouver à la source de Quinty pour unir leurs efforts et enterrer les morts sans crainte de la contagion.
voix de st éloi Le fléau n'approchera point de vous ni même de vos demeures. Etablissez une charité et formez une chandelle sous l'invocation de mon nom pour la guérison générale des malades.
Ainsi fut fait et depuis plus de 800 ans, les charitables de St Eloi s'occupent gracieusement du service des défunts. >
Ils n'ont jamais failli à leur devise " Exactitude, Union, Charité ". Au milieu 19ème, la confrérie refuse de se soumettre à l'évêque d'Arras et devient laïque. C'est sans doute l'un des plus vieux ordres civils de France. Ici tout le monde ou presque les connaît
microtrottoir
Ca serait malheureux de pas connaître / C'est une grande institution / C'est merveilleux ce qu'ils font / C'est charitable sans mauvais jeu de mot / D'ailleurs je crois que c'est unique en France / Ils ont du mérite de faire ça parce que il n'y a en pas beaucoup qui le ferait surtout bénévolement / Il pourrait y avoir des femmes qui seraient charitables. On est aussi crédibles que les hommes / Mon père était charitable et pis voilà on vit avec. Qu'il soit riche ou pauvre tout le monde est pareil / C'est un truc qui faut garder absolument ça
Habit noir à queue de pie, cravate blanche sur rabat bleu, bicorne et gants blancs, difficile de manquer les Charitables à Bethune. Ils assurent souvent plusieurs services quotidiens.
Sans compter les rendez-vous traditionnels tout au long de l'année. Comme la quête des petits plombs, le dernier dimanche de juin, prélude à la distribution des petits pains. Ou encore, en septembre, la procession à Naviaux.
A naviaux?
Ce sont des navets. Germon et Gauthier en auraient mangé lors de leur rencontre. Tous les ans, les charitables portent. St Eloi en procession jusqu'à la chapelle Quinty et les prévôts se font l'accolade.
Les prévôts?
La confrérie est très hiérarchisée. A sa tête, le vénérable doyen et le prévôt en activité, élu pour deux ans. Viennent ensuite les mayeurs et enfin les confrères. Sans oublier " le chéri ". C'est lui qui tient la chandelle de St Eloi lors de la procession.
La confrérie compte actuellement une soixantaine de membres, sans distinction d'âge, d'origine ou de profession. Pour Jean-Pierre Verheecke, ancien fraiseur et tout jeune prévôt, c'est l'une des explications de la longévité de la confrérie.
La confrérie est faite de gens de tous les milieux. Le responsable de la confrérie, le doyen, c'est un mineur de fonds d'ailleurs. Il y a de tout. C'est ce qui fait aussi un peu la richesse de la confrérie. Ca arrive rarement qu'une personne refuse les Charitables. C'est exceptionnel. C'est très lié à Béthune. Les gens tiennent à ce qu'il y ait des charitables. Le fait aussi d'enterrer le riche et le pauvre de la même façon, c'est ça aussi qui a permis de pérenniser tout ça. Si on avait fait des services spéciaux pour les gens aisés ou connus, à long terme on aurait peut-être disparu.
Les Béthunois tiennent à leur Charitables même s'ils ne sont pas pressés d'avoir à faire à eux....
Ben disons qu'à titre personnel, je préfère le plus tard possible
<>Bien. A nous maintenant de faire procession et y en a du chemin pour visiter tous les théâtres de Béthune. Mais avant, ce n'est pas bien charitable, mais on va faire sauter la banque.
Pour écouter les informations de guidage, appuyez sur la touche jaune. A bientôt.
Revenez sur vos pas rue d'Arras et prenez à gauche. On synchronise nos montres et on se retrouve devant la Banque de France qui fait l'angle au 44 de la Place Clémenceau.
Retour haut de page