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Le beffroi et la place Monge

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Le beffroi et la place Monge

La tour à 4 côtés est surmontée d'une lanterne. Au moyen âge, elle sert, tel un clocher, à rythmer le temps.

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Nous sommes sur la place Monge, face au beffroi. Prenez place un instant, sur l'un des bancs à droite.
Ton du dialogue
La tour à 4 côtés est surmontée d'une lanterne. Au moyen âge, elle sert, tel un clocher, à rythmer le temps. Son contrôle est alors un véritable enjeu de pouvoir.
Voix de curieux
Ah bon ! Mais pourquoi ?
A cette époque, le beffroi de Beaune appartient à l'abbaye cistercienne de Maizières. Ce sont donc les religieux qui sonnent les cloches, au rythme des prières quotidiennes : mâtines, none ou vêpres par exemple.
Ils ne sonnaient donc pas les heures !
Et c'est ce qui change à Beaune dès la fin du XIVe siècle. Le duc de Bourgogne, Philippe le Hardi réussit à échanger avec les religieux le contrôle du beffroi, qu'il confie à la commune... contre quelques avantages sur le vin.
La journée n'est donc plus rythmée de la même manière !
Exactement. Et il ne faut pas oublier qu'à cette époque, les montres et autres horloges individuelles sont très rares. Le contrôle du temps par les religieux ou les laïcs a donc une véritable influence sur la vie quotidienne.
Ce n'est pas le seul intérêt de ce beffroi qui rappelle les clochers du nord et leur célèbre carillon.
Regardez attentivement l'horloge et plus précisément, la sphère située juste au-dessus de l'horloge qui date de 1620.
Ce mécanisme représente les phases de lune et de soleil sur 24h.
Christian Prêtre, horloger d'édifice, a rénové le mécanisme de Beaune.
En partie jour, elle est jaune dorée à la feuille. En partie nuit, elle est noir mat. C'est particulier à Beaune. Ça existe beaucoup sur les horloges astronomiques, mais ici on a voulu compléter ce cadran par quelque chose d'original. Ça nécessitait des rouages beaucoup plus complexes et, à cette époque-là, assez peu d'horlogers maîtrisaient cette technique.
Autrefois, se trouvait sur la place, l'ancien Hôtel de Ville avec l'administration communale, les archives et une prison.
Maintenant, s'élève à cet endroit un monument à Gaspard Monge, l'un des plus célèbres natifs de Beaune.
Envolée lyrique journaliste et homme politique
" Cet homme infatigable, jour et nuit debout pour la cause nationale, forgeant des armes et jetant du salpêtre et des canons aux formidables armées que venait d'improviser Carnot "
Cette phrase du journaliste et homme politique beaunois Pierre Joigneaux raconte Gaspard Monge, ministre de la Marine, en 1792, quand la jeune Révolution française est attaquée de toute part.
Mais le savant bourguignon s'est fait remarquer bien plus tôt pour ses talents, dans sa ville natale de Beaune.
Fils d'un rémouleur, Gaspard Monge a 17 ans quand il dresse avec un collègue un plan très minutieux de sa ville, à une époque où les vues aériennes n'existent que dans l'imaginaire des hommes. Cet exploit lui vaut d'être admis au collège de l'Oratoire, où il fait de brillantes études. Il deviendra professeur de mathématiques et de physique, membre de l'académie des Sciences, ministre de la Marine et l'un des fondateurs de la future Ecole polytechnique.
Cette statue de François Rude lui rendra hommage bien plus tard, et en 1989, ses cendres rejoignent le Panthéon.
Merci de continuer votre visite. A bientôt.
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