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Hôtel de ville

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Hôtel de ville

Cette cour correspond au cloître d'un ancien couvent, dont la date de construction, 6 juillet 1697, est inscrite sur une plaque.

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Nous sommes devant l'Hôtel de Ville de Beaune. Trois chemins mènent à la façade principale du bâtiment, placez-vous au milieu de celui de droite.
Cette cour correspond au cloître d'un ancien couvent, dont la date de construction, 6 juillet 1697, est inscrite sur une plaque.
Trois cents ans après, il ne reste que 3 ailes sur les 4 qui fermaient le cloître mais les arcades donnent une bonne idée de l'ensemble. Les Ursulines enseignent à Beaune dès 1626 comme l'explique Chantal Leroux qui appartient à plusieurs associations beaunoises dédiées au patrimoine.
Les filles de bonne famille allaient à Dijon ou ailleurs pour avoir une autre éducation, d'autres études, ou bien, elles avaient quelqu'un à la maison pour leur donner cette éducation, mais les Ursulines formaient les jeunes filles pour qu'elles soient placées. Ça veut dire que les petites filles, à 10-12 ans, partaient de leur famille pour faire le ménage ou s'occuper des enfants dans des grandes maisons. C'était surtout pour leur apprendre un métier.
D'autres établissements religieux éduquent les garçons, comme les Oratoriens qui forment une partie des élites du pays. Quelques années avant la Révolution française, 300 religieux vivent au milieu de 9000 Beaunois dans d'immenses propriétés. Chantal Leroux.
Quand on voit les espaces qui étaient utilisés, par exemple, par les Ursulines, là où est la mairie maintenant, c'était des espaces très grands. Pas seulement le bâtiment qui est devant vous, actuellement, mais aussi tous les jardins qui étaient à l'arrière, le cimetière, les puits, les caves, etc. C'était des ensembles complets qui étaient fermés à la population.
La commune finit par acheter ces terres en 1793 lors de la vente des Biens nationaux et y installe ses services administratifs et culturels.
Voyez le fronton en haut du bâtiment, il n'a plus rien de religieux.
La façade a été refaite en 1818 après un incendie. Ses décorations n'ont rien à voir non plus avec la République car, à cette époque, règne Louis XVIII.
Tout en haut, sur le fronton triangulaire trônent les armes royales et sur les bas-reliefs, on reconnaît deux dieux romains, Mercure, à gauche et Cérès, à droite.
Cet édifice a aussi abrité le musée Marey, du nom d'un génial scientifique beaunois, médecin physiologiste et précurseur du cinéma, Etienne-Jules Marey.
Voix d'homme grave et posée
C'est le mouvement qui m'a passionné. D'abord comme médecin puis comme physiologiste. Pour mieux comprendre le fonctionnement de la " machine " animale et humaine, j'ai inventé des appareils : sphygmographe, cardiographe, pneumographe.
Sans oublier l'oeuvre majeure d'Etienne-Jules Marey : la chronophotographie, qui signifie étymologiquement l'écriture du temps.
Grâce à mon fusil chronophotographique, en 1882, j'ai filmé un vol d'oiseaux en 12 images par seconde. J'ai ensuite perfectionné cette technique pour décomposer, image par image, le mouvement d'un sportif, par exemple.
Un travail fantastique qui permet aux frères Lumières d'inventer, quelques années plus tard, le cinématographe et d'en faire un spectacle.
Pour découvrir l'oeuvre étonnante d'Etienne-Jules Marey, une seule adresse : le musée des Beaux-arts, porte Marie de Bourgogne où sont régulièrement exposées des chronophotographies de ce célèbre Beaunois.
Merci de continuer votre visite. A bientôt.
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