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Collégiale Notre-Dame

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Collégiale Notre-Dame

La fondation de cette collégiale intervient probablement avant l'an 1000.

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Nous sommes devant l'entrée de la collégiale Notre-Dame.
Elle a récemment été élevée au rang de basilique, mais le terme " collégiale " en dit plus long sur son histoire.
Une collégiale, c'est une église qui abrite un collège de chanoines qu'il faut distinguer d'autres chanoines qu'on trouve dans les cathédrales.
Jean-Pierre Brelaud, historien, spécialiste de la vie religieuse à Beaune.
Il s'agit d'un groupe de clercs unis pour célébrer l'office divin en communauté et indépendant juridiquement de toute autre autorité.
La fondation de cette collégiale intervient probablement avant l'an 1000. Depuis l'installation du chapitre -c'est le nom donné à un collège de chanoines- l'église a subi bien des remaniements.
Avez-vous remarqué les voutes d'ogives qui ornent le porche ?
Plus récentes que l'intérieur du bâtiment, elles datent du13ème siècle, époque où on préfère le gothique.
Si l'édifice change, le pouvoir et la richesse des 29 chanoines de Beaune ne faiblissent pas au fil des siècles. Ce sont les religieux les plus fortunés de la ville.
Ils ont des vignes dans tous les climats de la ville de Beaune, des prés aussi, des terres, un certain nombre de maisons, autour de la collégiale mais pas seulement. Et puis, chaque chanoine dispose de ce qu'on appelle une pré-bande et là aussi on a des quantités très importantes de terres, de vignes, qui sont possédées en propre par un chanoine.
Des religieux qui accueillent avec méfiance l'arrivée de nouveaux ordres. Pas facile pour les franciscains, appelés aussi cordeliers, de s'installer à Beaune en 1239. Jean-Pierre Brelaud.
Très vite, les Cordeliers essaient de récupérer à leur profit un certain nombre de droits paroissiaux, notamment le droit de célébrer les funérailles d'un certain nombre de fidèles, de les inhumer dans leur cimetière et, à l'occasion aussi de percevoir les droits financiers qui allaient avec. Ça peut donc représenter, évidemment, une perte de revenu très sèche pour les chanoines qui contrôlaient l'église Saint-Pierre comme les autres églises de la ville et il y a des batailles sans fin pour des questions de funérailles ou sur les cloches.
---------------------------cloche d'église---------------------------
La collégiale sonnait les heures en premier et les franciscains, eux aussi essaient de sonner leurs cloches pour différentes cérémonies. Ils doivent le faire normalement après Notre-Dame, ils doivent utiliser certaines gammes de son et on a plusieurs actes qui mentionnent des franciscains qui sonnent un peu trop tôt ou qui sonnent pas comme il faut. Donc ils viennent s'excuser humblement devant les chanoines après. Ça remplit des pages et des pages de délibérations.
Il n'était pas simple non plus " d'infiltrer " la collégiale : lorsque l'un d'eux meurt, les chanoines se réunissent pour choisir collectivement son successeur.
Avant d'aller un peu plus loin, une visite de la collégiale s'impose.
C'est une grande et lumineuse église romane, très harmonieuse dans son élévation et qui s'inspire du parti architectural de Cluny.
A l'intérieur, prenez un instant pour admirer les splendides tapisseries de la Vie de la Vierge qui datent de la fin du XVème siècle et qui sont exposées de mi-avril à mi-novembre.
A remarquer également, la statue de la Vierge à l'enfant, un peu différente de celle qui figure sur l'emblème de la ville, où apparait une grappe de raisin.
Merci de continuer votre visite. A bientôt.
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