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La Couronne de Lumière

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La Couronne de Lumière

Le lustre de Saint-Remi

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La Couronne de Lumière.
Levez les yeux. Vous êtes dans le choeur, sous la couronne de Lumière, un magnifique luminaire datant de la fin du 19e siècle. L'ancien modèle, du 12e siècle, a été fondu à la Révolution.
Un, deux, trois, quatre....douze, je compte douze tourelles !
Douze, un chiffre symbolique pour les chrétiens. Ces douze tours représentent les remparts de la Jérusalem céleste.
La Jérusalem céleste c'est la ville sainte, la demeure de Dieu, un lieu spirituel pour l'éternité. C'est Saint Jean qui la décrit dans le Livre de l'Apocalypse. Voici un petit extrait de ce qu'il en disait :
" La ville brillait d'un éclat semblable à celui d'une pierre précieuse, d'une pierre de jaspe transparente comme du cristal. Elle avait une très haute muraille, avec douze portes, et douze anges gardaient les portes ".
et bien, c'est assez fidèle ! On voit bien les pierres précieuses. Mais il est difficile de compter le nombre de bougies.... on approche de la centaine à vue d'oeil...
Il y en a 96 exactement, autant que d'années de vie de Saint Remi.
Et pour avoir la chance de les voir briller, il faut assister aux fêtes de la Saint Remi, le premier dimanche d'octobre.
Pour les allumer, ça ne prend que quelques secondes. Le père Jean-Marie Guerlain est là pour vous en convaincre.
Il faut déjà descendre la couronne, changer toutes les bougies, mettre du fulmi-coton, relier toutes les bougies les unes aux autres par du fulmi-coton et puis il y a juste un morceau de fulmi-coton qui est descendu, l'évêque allume le fulmi-coton et hop tout prend, en une minute de temps, toute la couronne est illuminée.
Le fulmi-coton est comme son nom l'indique, un coton très inflammable.
Et ces bougies n'ont pas été choisies au hasard. Elles ont des demi-mèches, si bien qu'elles cessent de se consumer toutes seules, tout en gardant un bel aspect sur la couronne.
Vous pouvez baisser les yeux à présent pour admirer le choeur.
Il était auparavant totalement fermé par une clôture. Elle a disparu à la Révolution. Il y avait aussi des stalles pour que les moines puissent suivre les offices.
D'ailleurs les bénédictins arrivaient directement du dortoir de l'abbaye par une porte latérale jusque dans le choeur.
Ainsi, ils évitaient tout contact extérieur, comme le veut la règle de Saint Benoît.
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