Barbizon, village des peintres >

Les Charmettes

Version mobile
Espagnol

Les Charmettes

Dans cette maison a vécu le peintre Karl Bodmer, connu pour ses aquarelles d'Indiens et de paysages de l'Ouest américain.

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Dans cette maison a vécu le peintre Karl Bodmer, connu pour ses aquarelles d'Indiens et de paysages de l'Ouest américain. Il a laissé là l'un des premiers témoignages sur les costumes, les armes, les outils et les moeurs de ces peuples. Plus tard, il s'installe à Paris et se lie d'amitié avec Rousseau et Millet qu'il rejoint à Barbizon en 1849. < Gassies l'a connu, naturellement :
Il venait aussi quelquefois, le sylvain Karl Bodmer [ ] il avait rapporté d'un voyage dans les prairies de l'Amérique du Nord beaucoup de la sauvagerie des peaux rouges. C'était un véritable amant de la forêt et de ses solitudes. Il venait alors de faire le premier tableau représentant la forêt en hiver. [ ] On dit que Millet y a collaboré un peu, ne fût-ce que par ses conseils ; quoiqu'il en soit, l'oeuvre est bonne et a donné son nom au site qu'elle représente, le chêne qui occupe le milieu du tableau, fait entièrement d'après nature, s'appelle encore en forêt " Le Bodmer ". Il a été depuis un sujet constant pour les jeunes. >
On donnait, en effet, des noms aux arbres remarquables et cette tradition se perpétue.
Plus tard, au début du XXème siècle, l'écrivain et journaliste André Billy séjourne à l'hôtel des Charmettes. Il se souvient :
< J'arrivai dans la forêt tout pénétré du fameux chapitre de l'Education sentimentale où Flaubert décrit les promenades de Frédéric et Rosanette. J'en savais des paragraphes entiers par coeur : < " la voiture glissait comme un traîneau sur le gazon ; des pigeons qu'on ne voyait pas roucoulaient ; tout à coup un garçon de café parut ; et ils descendirent devant la barrière d'un jardin où il y avait des tables rondes. Puis, laissant à gauche les murailles d'une abbaye en ruines, ils marchèrent sur de grosses roches et atteignirent bientôt le fond de la gorge. " Le croirait-on ? Je me récite ces quelques lignes toutes les fois que je retourne à Franchard. Elles ne me rappellent pas Flaubert ; elles me rappellent ma jeunesse...>
Nostalgie, nostalgie !
La reine d'Angleterre, alors princesse Elisabeth, se souvient-elle encore du séjour qu'elle fit ici en 1948, avec le prince Philip ?
Monsieur Creuzé, lui, s'en souvient un peu :
J'avais 4 ans à l'époque et mon père m'a raconté comment ça s'est passé mais en fin de compte c'était devenu tellement une tradition de recevoir des gens importants à Barbizon que l'on en avait plus le sentiment d'importance. Bêtement comme un enfant de 4 ans, je lui ai tendu le bouquet de fleurs comme je lui aurais tendu n'importe quoi parce que, en fin de compte je me rendais pas du tout compte de la situation. [groupe 16]
Retrouvons-nous en face au n? 27, devant l'atelier de Millet
Retour haut de page