Barbizon, village des peintres >

La clé d'Or

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La clé d'Or

Au XIXème siècle, il y avait ici un relais de poste, dont les écuries se trouvaient à gauche de l'auberge Ganne

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Au XIXème siècle, il y avait ici un relais de poste, dont les écuries se trouvaient à gauche de l'auberge Ganne. C'est ici qu'arrivait la patache transportant le courrier, l'une de ces vieilles voitures inconfortables, prenant à l'occasion des voyageurs. Leur conducteur, le patachon, a laissé son nom à une expression bien connue en français : mener une vie de patachon. C'est que le patachon, toujours sur les routes, s'arrêtait dans les tavernes et buvait sec. Mais aujourd'hui, mener une vie de patachon, ce n'est pas tant boire, que mener une vie instable, voire dissolue !
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Revenons à plus de sérieux et allons jusqu'au n? 80, à " La Vieille Demeure ".
C'est ici qu'ont vécu les frères Ménard, René et Louis. Au milieu de cette folle jeunesse, il y avait aussi des sages, parmi lesquels les deux frères Ménard qui faisaient alors de la peinture : René, le plus jeune, est devenu depuis un écrivain de mérite, que l'on peut consulter sur toutes les questions intéressant les arts de tous les temps. Il a habité Barbizon pendant l'été jusqu'à sa mort. Quant à son frère Louis Ménard, ce fut un savant de premier ordre, qui sut éclairer du flambeau de sa science les mystères des religions de l'antiquité, un poète original et un prosateur d'une pureté de forme parfaite.
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Que dire de plus ? Qu'ils étaient les oncles de Jean Galtier-Boissière, un nom qui vous est peut-être inconnu ? Cet écrivain, journaliste, polémiste, fondateur, en 1915, du journal satirique Le Crapouillot, avait une maison au n? 74, " Les Pommiers ". Monsieur Creuzé vous y attend.
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