Charles Jacque, le peintre des coqs et des poules avait installé dans sa maison une entreprise de gallinoculture. Pour quoi faire ? Pour être proche de ses modèles pardi !   


J'ai vraiment apprécié de connaître quelques épisodes de la vie des artistes avant de pouvoir contempler leurs oeuvres.

Pénélope Puymirat

Barbizon, village des peintres

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    1. Introduction

  • Musée Départemental de l'Ecole de Barbizon, Auberge Ganne

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  • La clé d'Or

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  • Maison du peintre Charles Jacque

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  • La maison de Charles Jacque

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  • Forêt, le Médaillon Millet-Rousseau

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Lumière sur les lubies des artistes de Barbizon

Tenues cocasses, goûts étranges, humour grinçant... Découvrez les petits grains de folie des artistes qui ont vécu à Barbizon.

Dans la Grande Rue de Barbizon, on apprend qu'un ancien comte vivait au 74, que Théodore Rousseau logeait au 55, ou encore que Jean-François Millet avait installé son atelier au numéro 27. Pour un village, voilà qui est déjà assez extraordinaire.

Insolite

Le " tacot ", le tramway de Seine et Marne, avait son terminus au numéro 5 de la grande rue. Pour faire demi tour, une plaque tournante lui permettait de changer de sens.
Et la visite de Barbizon se fait encore plus singulière si on s'attarde sur les lubies et fantaisies qui faisaient la vie des artistes en ces lieux. Quelques exemples ? Felix Ziem par exemple, un peintre orientaliste, se baladait dans une voiture aménagée comme celle des saltimbanques nomades. Et est-ce parce qu'il a beaucoup voyagé en Orient qu'il se promenait le soir en burnous ? Peut-être... En tous les cas, on raconte qu'il avait adopté cette drôle de tenue pour effrayer les Barbizonnaises... Sacré Ziem !    Dans la maison baptisée " Les Charmettes " vivait également un grand voyageur : le peintre Karl Bodmer. Mais son truc à lui, c'était plutôt les grandes étendues de l'Amérique du Nord. Il avait ramené de là-bas un brin de sauvagerie apprend-on... A tel point qu'on disait qu'il était "un véritable amant de la forêt et de ses solitudes ".    Si Bodmer aimait le silence, le poète et journaliste Francis Carco préférait le bruit du petit train dont il regrettait " le halètement sourd et la cloche d'alarme ". En se promenant dans Barbizon, on découvre aussi la maison de Narcisse Diaz de la Pena. Pendant qu'on se répète ce nom aux consonances fleuries, on s'arrête net en apprenant que le peintre appelait affectueusement sa jambe de bois son " pilon "... Il n'y a pas à dire : les artistes de Barbizon ne cachaient pas leurs fantaisies... Ils vivaient comme ils l'entendaient, sans souci du qu'en-dira-t-on... Et vous, si vous deviez suivre leur trace, vous seriez plutôt du type caravane orientale, humour noir ou amant de la forêt ?

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Le mot

Patachon : c'était le conducteur de la patache, une vieille voiture inconfortable, dans laquelle le courrier était transporté. Le patachon, acceptait volontiers les boissons qu'on lui proposait pendant sa tournée. Une vie dissolue : une " vie de patachon ".
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Photo de gauche : La maison de Jean-François Millet
Par DSMD (Travail personnel) [Public domain], via Wikimedia Commons