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Le motif du tableau de Coreau

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Le motif du tableau de Coreau

C'est vers 1829, au retour d'un voyage en Italie que Corot se rend régulièrement en forêt de Fontainebleau.

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C'est vers 1829, au retour d'un voyage en Italie que Corot se rend régulièrement en forêt de Fontainebleau.
A Rome, il s'est essayé à la peinture de plein air, parmi des paysagistes venus de toute l'Europe. Il trouve ici des équivalents naturels aux campagnes romaines et reproduit minutieusement certains motifs.
Cette minutie dans la reproduction du rocher a permis de retrouver, presque deux siècles plus tard, l'endroit précis où il avait peint, vers 1830, la Vue dans la forêt de Fontainebleau, conservée au musée de Senlis et reproduite dans le dépliant.
Il y manifeste une véritable passion pour le traitement rugueux et réaliste des rochers et des arbres, mais comme il envisage difficilement la nature sans la présence humaine, il a placé une jeune paysanne au centre de sa composition.
Le choix du motif était tout un art. Selon Gassies :
Quand on arrivait, le sac sur le dos, au motif, il fallait, avant de déballer, choisir la place où " cela s'arrangeait bien ", où les lignes étaient belles et l'effet intéressant ; cela demandait aux novices un certain temps. Enfin on trouvait l'endroit qui vous séduisait pour une étude : on piquait le parasol, on installait le chevalet et on suspendait à une mince branche le fameux pochon contenant le déjeuner.
A 50m d'ici, en poursuivant votre chemin, vous passerez près d'un rocher en forme de tête de chien, autre spécimen du bestiaire de la forêt.
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