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Le dormoir de Lantara

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Le dormoir de Lantara

Le nom de Lantara est parmi les premiers cités lorsqu'il s'agit des peintres de la forêt de Fontainebleau.

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Le nom de Lantara est parmi les premiers cités lorsqu'il s'agit des peintres de la forêt de Fontainebleau.
Ce jeune berger, né près de Milly-la-Forêt, en 1729, a commencé à dessiner en gardant ses troupeaux. Un noble, remarquant son talent, le met en apprentissage chez un peintre versaillais, puis il termine sa formation à Paris. C'est dans la capitale qu'il s'installe comme peintre et graveur.
L'écrivain André Billy qui a vécu à Barbizon a écrit de lui : Il aimait les clairs de lune, les couchers de soleil, les rochers, les vieux châteaux, les rivières traversées d'un pont. Une belle lumière dorée qui l'a fait comparer à Claude Lorrain enveloppe ses sites, bien que ce que l'on préfère de lui soit peut-être ses fusains rehaussés de blanc.
Lantara est mort pauvre, la consécration est venue après sa mort, mais surtout au début du XIXème siècle. Une légende s'est attachée à lui : celle d'un peintre autodidacte à qui la forêt aurait tout appris. On le considère comme le précurseur du paysage naturel que les peintres de l'Ecole de Barbizon mettront à la mode.
Son nom est attaché au Dormoir de Lantara qui rappelle l'époque où les troupeaux allaient paître en forêt et se couchaient pour ruminer à l'ombre des grands chênes.
Les barrières que vous voyez ici enserrent un îlot de sénescence dont vous parle monsieur Perraud :
Cet îlot de sénescence qui s'appelle le dormoir de Lantara, était probablement, un îlot de vieux chêne dans un dans de grands espaces nus. Maintenant, ces chênes sont entourés d'autres arbres mais comme il sont très vieux, ils ont des trous et dans ces trous vivent des insectes rares qu'on appelle les cétoines. Donc pour leur permettre de se reproduire et de se disperser, on essaye de garder des îlots de vieux arbres à intervalles plus ou moins réguliers.
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