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Auberge Ganne

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Auberge Ganne

L'auberge, ouverte dans cette grande maison, vers 1834, par les époux Ganne, a été le principal lieu de passage de nombreux artistes paysagistes et animaliers, venant du monde entier...

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L'auberge, ouverte dans cette grande maison, vers 1834, par les époux Ganne, a été le principal lieu de passage de nombreux artistes paysagistes et animaliers, venant du monde entier pour travailler " sur le motif " en forêt de Fontainebleau jusqu'en 1870. Les registres de l'auberge, miraculeusement conservés, permettent de connaître leurs noms et les dates de leur séjour.
Dans ce musée, vous retrouverez l'atmosphère chère aux " Peint'à Ganne ", comme on les appelait, grâce aux meubles et aux décors qu'ils peignaient en revenant de la forêt ou les jours de pluie. Ils ont repris leurs places dans les trois salles du rez-de-chaussée et à l'étage, dans les trois chambres-dortoirs, laissées dans leur état d'origine. Les collections permanentes, exposées dans les autres salles, présentent des oeuvres de Corot, Jacque, Dupré, Chaigneau, de Penne, Gassies, Lavieille et d'autres encore.
Dans cette rue aujourd'hui si touristique, j'ai du mal à imaginer la vie au XIXème siècle, lorsque les artistes se mêlaient aux paysans du cru.
Du mal ? Alors, écoutez ce qu'en dit le peintre Gassies dans Le Vieux Barbizon. Il sait de quoi il parle, il a habité le village.
Le matin , ils partent sur le motif en même temps que les bêtes se rendent aux pâturages et les paysans à leurs occupations. On peut imaginer ce défilé pittoresque tout au long de la Grande Rue , les bergers avec leur troupeau de vaches ou de moutons, les peintres portant sur le dos deux toiles, l'une pour l'effet du matin, l'autre pour l'effet du soir, un parasol sur lequel est enfilé le pochon (petit sac renfermant leur déjeuner), une boîte de couleurs, un chevalet et le pinchard (petit pliant à trois pieds), à leur suite les photographes avec leur appareil et leur tripode, le tout escorté par les chiens du hameau.
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