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Place du Général de Gaulle

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Place du Général de Gaulle

Cette place est construite à la fin du 19ème siècle, à une époque où la notoriété de Bagnoles-de-l'Orne croît à la vitesse grand V.

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Place du Général de Gaulle.
Cette place est construite à la fin du 19ème siècle, à une époque où la notoriété de Bagnoles-de-l'Orne croît à la vitesse grand V.
La ligne de chemin de fer qui relie Paris Montparnasse à La Ferté Macé est prolongée jusqu'à Couterne. Et la station thermale, située sur le nouveau tronçon, se transforme rapidement pour accueillir chaque été les vacanciers et les curistes.
Jusqu'à la première guerre mondiale, on construit à tour de bras : boutiques de luxe, casino, ou encore terrain de golf auquel semble faire écho le minigolf qui se trouve aujourd'hui sous nos yeux... Les visiteurs ne cherchent pas uniquement le repos et les bienfaits de l'eau, ils ont également soif d'animations et de vie mondaine.
aristocrate snob : Rendez-vous à 18 heures devant les thermes, cher ami. Nous irons faire un tour au tennis club, puis nous dînerons au grand hôtel. A ce que l'on dit, la cuisine y est exquise.
Ici, à mi-chemin entre la voie ferrée et l'établissement thermal, sur un terrain de 45 hectares gagné sur la forêt des Andaines, un immense lotissement voit le jour. Il sera à l'origine de la création de la commune de Bagnoles-de-l'Orne, en 1913. Aujourd'hui, il est connu comme le quartier " Belle époque ".
Observez les deux demeures qui se trouvent à l'une et l'autre extrémités de la place. Ce sont des maisons témoins. Elles servent de modèle aux élégantes villas qui tout autour sortent de terre, avec leur architecture de villégiature que l'on retrouve sur la côte normande. Bow-windows, balcons, marquises, frises en émail...
Albert Christophle oe voix mure et autoritaire Dites aux architectes que je veux du volume et de l'unité ! Un plan simple, de la pierre de pays, un peu de brique pour le contraste, et puis du bois, du fer... Ne pas oublier la couleur. Du bleu, bien sûr, pour l'eau de nos thermes. Du rouge comme symbole de la terre. Du jaune pour l'air, le bon air revigorant de Bagnoles-de-l'Orne. Et enfin du vert, celui de la nature, un vert qui se marie avec le décor forestier. Dès le premier coup d'oeil, le visiteur doit se sentir à la fois séduit par l'exotisme du lieu et assuré que son séjour ici aura les meilleurs effets sur sa santé.
Le cahier des charges est très précis et fera référence jusqu'en 1935. Il est l'oeuvre d'un certain Albert Christophle.
Lecteur dans une bibliothèque : Lettre C... Christophle... Ah, voilà. Albert Christophle, juriste et homme politique, né dans l'Orne en 1830, mort à Paris en 1904. Avocat au conseil d'Etat et à la Cour de cassation, il devient préfet puis ministre des travaux publics. L'urbanisme est sa passion. Auteur d'un traité d'urbanisme, il prend la tête d'une société immobilière. Son destin national ne l'empêche pas de rester attaché à sa terre de naissance et à la forêt des Andaines, au point d'y faire agrandir le manoir du Gué-aux-biches.
Aujourd'hui encore, ce manoir est habité par les descendants de cet influent personnage. L'édifice, qui ne se visite pas, est situé à plusieurs kilomètres sur notre droite, exactement dans l'axe du boulevard... Albert Christophle ! Pour l'anecdote, c'est lui qui, de son vivant, a choisi de donner à cette artère son propre nom.
Regardez à présent sur votre gauche. A environ 100m se dresse la chapelle Saint-Jean-Baptiste. Elle abrite le musée départemental des sapeurs-pompiers, et son impressionnante collection couvrant une période allant de la Révolution à la Libération
Bien. Rendez-vous maintenant à l'église du Sacré-coeur. Merci de continuer votre visite. A bientôt
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