Avignon : visite autour du Palais des Papes >

Place de l'Horloge

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Place de l'Horloge

La place de L'Horloge constitue le coeur d'Avignon.

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Nous sommes place de l'horloge ... Horloge ?... Quelle horloge, celle là ? Au dessus de l'entrée de la mairie ?
Patience, nous y reviendrons.
Placez-vous face à l'hôtel de ville, les pieds sur la mosaïque qui est au sol.
Elle représente les armoiries de la ville.
Caroline Toulemonde , guide conférencière à l'Office de Tourisme d'Avignon nous explique :
Elles sont issues des premières armoiries de la ville. Avignon était une ville indépendante qui faisait partie du Saint Empire Germanique. Donc les anciennes armoiries sont représentées par un aigle. Et quand la ville d'Avignon a été rachetée en 1348 par le pape Clément VI, il a désiré donner de nouveaux emblèmes à la ville. Mais les Avignonnais qui désiraient garder leur histoire ont demandé de garder l'aigle.
L'aigle germanique s'est transformé en deux gerfauts. En ce qui concerne les 3 clés : ce sont les deux clés du pape oe celles de Saint-Pierre et de l'église oe qui ont été rajoutées à la clé de la ville, symbole de la souveraineté communale
Depuis le Forum des romains jusqu'à aujourd'hui, la place de L'Horloge constitue le coeur d'Avignon. Au temps des Papes, la demeure du cardinal d'Albano se dresse à la place à l'Hôtel de ville, face à nous.
Au 15 ème siècle, les consuls l'achètent et y installent la Maison Commune qu'ils surmontent d'un beffroi.
D'un beffroi avec une horloge, je parie ?...
Nous y venons. Tenez, faisons un petit test. Placez vos pieds sur la deuxième clef au milieu du blason... Vous y êtes ?... Regardez maintenant le toit de l'hôtel de ville, Derrière, une boule de cuivre apparaît. Elle coiffe la fameuse horloge.
Ahhh .
Mais laissez moi finir.
L'hôtel de ville, avec son péristyle qu'on peut voir à l'intérieur, est construit au 19 ème siècle. Il est inauguré par le futur empereur Napoléon 3.
Et ce monument cache l'horloge !
Maintenant, tournez le dos à l'hôtel de ville.
Vous êtes face à la maison Jean Vilar.
Installée dans l'ancien Hôtel de Crochans , elle rassemble les archives du créateur du Festival d'Avignon et du Théâtre National Populaire
" Quand le théâtre peut et sait s'ouvrir, par le choix des oeuvres, par le prix des places, par une facilité d'accès de tous ordres, au pauvre comme au riche, alors on constate que chacun, quel que soit l'infime niveau de son salaire, sait conquérir sa place parmi ceux qui lisent et qui écrivent. S'instruire est une conquête personnelle. "
Et concernant l'idée même de festival, écoutons ce qu'écrivait Jean Vilar:
La culture, c'est d'abord une entraide, non pas une aumône. Quoiqu'il en soit, je pose la question ou plutôt ces questions. Où en sont les Festivals ? Quel avenir les éclaire ou les menace ? Avignon doit redevenir ce qu'il fut de 1947 à 1951 au moins : un lieu d'inventions, un son nouveau, une attitude artistique inattendue et conquérante. Dans mon esprit du moins, il est question d'en faire une plate-forme, un tremplin pour le théâtre de l'avenir. Sinon, à quoi bon ! Travailler, n'est-ce pas pour un artiste, remettre en question le succès ?
Sur le côté droit de la petite rue qui mène à la Maison Jean Vilar, des trompe-l'oeil évoquent des pièces de théâtre. Il y en a plus de 45 dans le quartier, à vous de les chercher. Peut-être retrouverez-vous leur titre et leurs interprètes !
Maintenant, avancez au delà du manège jusqu'à la rue et retournez-vous.
Maintenant, le beffroi et son horloge vont se dévoiler
AH Tout de même !
Dans ce beffroi, on installe le couple de Jacquemart.
Le couple de quoi ?
De Jacquemart !... C'est le nom des automates qui donnent l'heure. Ici, lorsque le système se déclenche, la femme offre une fleur à son époux pendant qu'il frappe la cloche avec son marteau.
D'où vient leur nom : Jacquemart ?
Est-ce l'architecte inventeur du système qui se nommait ainsi ? Nul ne le sait... Mais peut-être que Jacquemart, vient tout simplement de Jacquot et Jacquotte, les prénoms qu'on donne à ces personnages.
? droite, de l'hôtel de ville, le théâtre municipal bâti à la même période. Devant, 2 statues accueillent le public...
Molière : Cher Corneilel , je me réjouis d'être assis près de vous.
Corneille : Moi aussi Molière. Nous sommes là où le théâtre palpite, à Avignon. Vous savez que sur cette place, au temps des romains, un atrium accueille déjà des spectacles ?
Molière : Oui, et au moyen âge, les décors itinérants se plantent dans les rues, et la pantomime va bon train.
Corneille : Et puis plus tard, on joue nos oeuvres dans des salles de jeu de paume de la ville.
Molière : Mais au 18 ème siècle, il n'y a plus d'endroit pour accueillir le théâtre.
Corneille : De riches familles construisent alors leur propre scène. Elles créent ainsi sans le savoir les premiers théâtres privés (rires).
Molière : Au 19 ème siècle, c'est le bâtiment devant lequel nous sommes assis, qui est financé en premier. Avant l'hôtel de ville !
Corneille : Et, bien qu'un incendie le détruise, il est reconstruit en six mois grâce à l'argent des Avignonnais qui désirent à tout prix une salle de spectacle municipale !
Molière : Enfin au 20 ème siècle, c'est la fabuleuse aventure du festival de théâtre où les artistes du monde entier viennent s'exprimer, et en l'an 2000, Avignon reçoit le titre de ville européenne de la culture.
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