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La Destrousse - l'Eglise primitive

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La Destrousse - l'Eglise primitive

Construit autour de la voie départementale, ancienne voie royale, le village de la Destrousse possède en son église un trésor qui n'a jamais été...détroussé!

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La Destrousse
La Destrousse...Quel drôle de nom?!
Ca fait penser à détrousser!
En fait, d'après Christine Ponnavoy, adjointe au tourisme, il existe plusieurs hypothèses sur l'origine de ce nom.
C'est un nom qui est très discuté. Il y aurait trois origines, trois possibilités. Donc la première serait Destrussi... Destrussi qui voudrait dire en provençal cataclysme, rupture... En deuxième lieu vous avez Tres torres qui en provençal renvoie sur les fameuses trois tours, en souvenir de la situation des trois châteaux d'Auriol, de Roquevaire et de Peypin.
Les trois tours de couleur dorée, représentées sur fond rouge, sur le blason de la Destrousse.
La dernière hypothèse serait qu'à l'époque, les gens se faisaient détrousser...bon c'est sûr que c'est une explication peu flatteuse, donc les routes étaient peu sûres...les malfaiteurs détroussaient les voyageurs.
Le long de la route qui traverse le village (l'ancienne voie royale) se dresse l'Eglise.
L'édifice, au départ, n'avait rien à voir avec celui d'aujourd'hui. Il était bien plus petit!
Entre 1834 et 1836, une petite chapelle est bâtie pour la centaine d'habitants du village, qui devaient auparavant se rendre à Auriol, Peypin ou Roquevaire pour les offices religieux. Par ailleurs, les commerçants installés le long de la voie royale, et qui avaient développé l'activité dans le village, demandaient un lieu de culte pour retenir leurs clients.
Cette petite chapelle va rapidement devoir être agrandie. Oeuvre de l'architecte Paul Aubin, l'Eglise sera inaugurée le 1er décembre 1872.
Un édifice imposant qui abrite entre ses murs un chef d'oeuvre plein de surprises...
- A l'intérieur de l'Eglise, les murs mis à part, il ne reste pas beaucoup d'éléments de décoration initiale. Peut-être la statue de Pierre en carton compressé et le grand tableau découvert chez un antiquaire de Marseille et offert par un conseiller paroissial en 1873. La toile représente saint Pierre recevant au paradis divers membres de l'Oeuvre de de Saint François d'Assise. Elle fut longtemps attribuée à Marot, élève de Charles Lafosse. Cette toile a été classée en 1932 et, en 2012, les recherches entreprises lors de la restauration ont révélé qu'en fait, ce tableau serait l'oeuvre d'un peintre italien, Giovanni Batista Rossi.
-Donc ce n''est pas un Marot?
-Pas du tout! On l'a cru longtemps!
La Destrousse, autrefois rattachée au territoire de Peypin, est devenue commune à part entière en 1870. Un village commerçant qui comptait une fabrique de toile de coton indienne, puis une verrerie. Plus tard, c'est une tuilerie qui s'y installe.
Deux quartiers de la Destrousse rappellent d'ailleurs la présence de ces fabriques. Le quartier de la Verrerie, et le quartier de la Tuilerie.
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