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Cadolive - l'Hôtel de Ville

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Cadolive - l'Hôtel de Ville

Situé en plein coeur de la vallée de Valdonne, Cadolive est animé d'une forte tradition minière et garde l'empreinte du comte Armand, propriétaire de mines et premier maire de la commune.

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Cadolive
Rattachée au village tout proche de Saint Savournin, Cadolive n'a pris son indépendance qu'en 1900.
C'est parce qu'il y a des olives que le village s'appelle ainsi?
Le nom n'a rien à voir avec le fruit de l'olivier. D'après le maire, Serge Perottino, lui même natif du village...
Le nom de Cadolive a été donné par rapport à une famille qui s'appelait Ollive qui étaient les habitants du hameau des Ollives. Au fil des ans, au fil des siècles, le mot s'est transformé en " Enco d'Olive ", parce qu'en provençal, quand on dit on va chez les Olives, on va Enco d'Olive et petit à petit on est arrivé à " Cadolive ".
En 1900, Cadolive est donc une commune à part entière. Le comte Armand, propriétaire de plusieurs mines, en devient le maire. C'est à cet homme, qui a marqué l'histoire du bassin minier, que le village doit son superbe hôtel de ville.
Le comte Armand étant propriétaire des mines et étant propriétaire de pas mal d'entreprises, il avait les moyens, bien évidemment, de ses ambitions et a donc offert au village ce magnifique bâtiment qui est composé de beaucoup de salles, pas mal de pièces. Aujourd'hui, il est encore de prestance nécessaire pour pouvoir fonctionner normalement malgré ses 113 ans d'histoire.
Le comte Armand donnera son nom à un puits, creusé sur la commune proche de Peypin et ouvert en 1891. Bon nombre des habitants de Cadolive y travaillaient ou étaient employés dans les mines alentours.
Marquée par un riche passé minier, Cadolive possède aussi un très joli lavoir...Quel est le rapport? Autrefois, les lavandières venaient y laver leur linge. Elles le nettoyaient dans un ordre bien précis. D'abord le blanc, puis la couleur et enfin, le linge de la mine, noirci par le charbon. Lorsque les lavandières se disputaient, l'une se vengeait en lavant d'abord le linge noir pour salir le blanc de l'autre!
Revenons à l'hôtel de ville. Sur la gauche, une petite route puis un chemin de randonnée mènent au Mont Julien. A Cadolive, on l'appelle le Baou. Il faut une heure de marche pour gravir le mont, mais le jeu en vaut la chandelle. La vue sur la baie de Marseille est imprenable. C'est ici que serait née la légende de Gyptis et Protis, une version de la création de Marseille, racontée par Luc Poussel, chercheur de la société archéologique de Méditerranée.
Cadolive fait partie des petits villages qui constituaient la tribu des Ségobriges. La tribu des Ségobriges, vivait sur le massif de l'Etoile. Elle était limitée au sud par la vallée de l'Huveaune, et au nord par la vallée de l'Arc. Et on a eu le roi Naan, qui a été contacté par un grec, qui s'appelait Xénos. Le grec voulait des territoires pour s'installer et quand il a voulu s'installer en accord avec le roi, les druides qui dirigeaient la région s'y sont opposés. Donc le roi Nann a choisi de prendre sa fille, de la marier avec le grec Xénos. Mais pour marier une gauloise avec un autre personnage, il fallait qu'il soit gaulois et donc il l'ont appelé Protis.
La cité phocéenne serait donc le fruit de l'union entre Gyptis, fille du roi des Ségobriges et Protis, le marin grec venu de Phocée.
Une légende racontée aux 3500 spectateurs venus, sur le Mont Julien, participer au lancement officiel de Marseille-Provence Capitale européenne de la culture en 2013.
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