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Faune

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Faune

L'ours, la marmotte, le gypaète barbu vous souhaitent la bienvenue !

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Jetez un oeil sur les massifs.
Tournez la tête à droite... puis à gauche... Vous ne voyez rien ? Pourtant...nous ne sommes pas seuls et des animaux nous guettent.
Un solitaire célèbre vit ici. Il s'agit de l'Ours.
Les pyrénéens parlent de lui à la troisième personne. Charles Gerbet est chef de secteur du parc national des Pyrénées en Vallée d'Ossau :
Même s'ils l'ont chassé les pyrénéens l'ont respecté. Le lac de l'ours, le col de l'Ours, ici partout, il y a des noms comme ça dans les vallées liés au nom de l'ours ou du passage ou d'une histoire d'ours. Une fois, j'ai trouvé les crottes qui étaient fumantes sur la neige. En me déplaçant doucement j'ai fini par le voir, il était un peu affolé, on aurait dit un bulldozer qui traversait le bois après. Moi j'avais envie de partir mais c'est lui qui est parti le premier. Habituellement, on s'en va chacun de notre côté.
D'ailleurs, les pyrénéens disent queï pasat ce qui signifie, il est passé... car ce grand discret ne s'attarde jamais
En revanche, les marmottes, elles, sont légion. L'espèce a été réintroduite par le parc national dans les années 1970.
Excellente ménagère, elle hiberne dans son terrier de plusieurs pièces. Au printemps, elle se réveille et fait son jogging le long de la voie ferrée.
Et elle siffle comme le train !
C'est ce que tout le monde pense, alors qu'en réalité, Charles Gerbet nous l'explique, la marmotte crie :
C'est guttural, c'est un son, c'est un cri du fond de la gorge pour avertir qu'il y a soit l'aigle qui traîne par là, soir un renard ou l'homme. Sinon, elle se nourrit de racines et d'herbes. C'est un rongeur.
Ses dents poussent tous les jours
Voilà pourquoi elle ronge. C'est pour les limer !
Les marmottes se sont habituées au petit train d'Artouste et passent parfois à proximité.
Attention à leurs coups de griffes. Celles-ci sont acérées. Ce sont grâce à elles que les marmottes creusent leur terrier. A présent, promenons notre regard vers la partie supérieure des montagnes, pour tenter d'apercevoir des hardes d'isards, le cousin du chamois. L'isard comme le chamois porte des cornes. Et grâce aux cornes, on peut arriver à savoir quel est l'âge de l'individu parce que chaque année la corne pousse. Tous les printemps y a une poussé. Il suffit donc de compter ces anneaux qui jalonnent les cornes.
A condition que vous voyez l'isard d'assez près. C'est une bête farouche que vous avez plus de chance d'observer grâce à des jumelles.
Levons maintenant les yeux vers le ciel pour tenter de voir le + grand rapace d'Europe. Il porte le doux nom de gypaète barbu.
Barbu, il l'est vraiment ?
De part et d'autre du bec, il a des plumes très fines qui partent comme une moustache. C'est pour ça qu'on l'appelle barbu. Qu'est-ce qu'il mange ? Alors ça, c'est très important. Il récupère les poubelles. Il se nourrit d'os et de peaux. Les espagnols l'appellent el que branta huesos. Le briseur d'os ! Dans les Pyrénées, le gypaète barbu a une couleur particulière. Elle lui vient de la falaise contre laquelle il frotte ses plumes. Ce frottement lui donne une coloration unique.
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