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Place de la République

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Place de la République

En 1657, le Conseil de Ville décide la construction d'une maison commune...

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L'Obélisque provient du Cirque de l'Arles Antique
Un cirque qui est construit en l'an 149 sous le règne de l'empereur Antonin le Pieux. Il est gigantesque. Il peut accueillir 20 000 personnes.
Au milieu de la piste se dresse un mur, la spina , autour duquel tournent les chars. Sur cette " spina " des sculptures et...l'Obélisque !
Les courses de chars sont d'une rare violence. Les places dans les virages en fer à cheval, aux deux bouts des pistes, sont les plus recherchées.
La formule 1 romaine !! Les conducteurs de char négocient au plus près de la spina , parfois, les roues se cassent, et puis, les chutes sont souvent mortelles.
Mais au fait cet obélisque, comment il atterrit ici ?
Imaginez. Nous sommes le 26 mars 1675, sur le balcon central de l'Hôtel de Ville flambant neuf
- Consul : Alors ma chère, êtes-vous bien installée pour l'élévation de
l'Obélisque ?
- Une courtisane : Oui Consul. Voyez ces beaux et forts marins, Ils vont réussir...
- Consul : Je l'espère ma chère. Ce vénérable obélisque est fragile, il a été redécouvert il y a presque 300 ans, cassé en deux...
- Une courtisane : oui, et déjà remarqué par le grand père de notre roi Louis, le bon roi Henri 4 qui voulait le placer au milieu de l'Amphithéâtre
- Consul : 40 jours que les hommes tirent la colonne. Elle est enfin arrivée. Ces marins connaissent les manoeuvres des mats et des poulies... Regardez, l'obélisque commence à s'élever ...
Mais revenons sur la Place de la République aujourd'hui
En face de nous, l'Hôtel de Ville.
En 1657, le Conseil de Ville décide la construction d'une maison commune qu'on confiera à Ardouin Mansart, l'architecte du roi. L'architecte élève sur 3 niveaux l'Hôtel de Ville dans le goût classique.
N'hésitez pas à passer la porte d'entrée pour admirer la voûte du rez-de-chaussée. Elle est presque plane, un exploit technique qui fait référence encore aujourd'hui.
? droite de l'Hôtel de Ville, un joyau de l'architecture romane provençale : le Portail de l'église St Trophime .
En 1152, on transporte dans l'église les reliques de St Trophime . Quelques années plus tard on rajoute à la façade jusque-là sobre et simple, le magnifique portail que nous contemplons aujourd'hui.
Le Portail de St Trophime semble directement inspiré de l'architecture du mur de scène du Théâtre romain. Colonnettes en marbre, niches mettant en valeur les statues, décor floral ...
Les 10 statues debout de chaque coté de l'entrée représentent les saints dont St Trophime . C'est le troisième personnage en partant de la gauche, celui qui porte un habit d'évêque, avec sa mitre oe son chapeau oe et qui tient une crosse à la main.
Au-dessus de la porte, le Tympan, en arc de cercle, décrit un Christ en majesté, il bénit en levant la main droite. Les anges qui l'entourent sonnent de la trompette.
Juste au-dessous, les 12 apôtres puis au même niveau, courant sur les frises, les scènes du jugement dernier.
? droite, les pêcheurs chassés du Paradis, à gauche, les élus de dieu devant Abraham, Isaac et Jacob.
Mais, qui mieux qu'un génie de la peinture peut mieux nous décrire le portail :
" C'est si cruel, c'est si monstrueux, comme un cauchemar chinois, que même ce beau monument me semble d'un autre monde, auquel je suis bien aise de ne pas appartenir qu'au monde glorieux du romain Néron "
Nul doute que le Vincent VanGogh est impressionné par les monstres rugissant au pied des saints debout près de la porte.
Juste à droite de la porte, un fauve menace de dévorer un homme ... Les arlésiens voient dans ces figures des lions plus nobles.
Ils les ont adoptés et en ont fait l'emblème de la Ville.
Avant de partir, nous vous invitons à découvrir le Cloître, ensemble unique de galeries romanes datées du 12 ème siècle et des galeries gothiques du 14 ème siècle ...
Il est juste à coté de l'Eglise, à droite.
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