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Amphitéâtre

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Amphitéâtre

Aujourd'hui dans l'arène, les jeux antiques ont fait place à d'autres combats... la corrida

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Nous sommes devant l'entrée principale de l'Amphithéâtre.
L'Amphithéâtre semble avoir été construit dans la dernière décennie du 1er siècle de notre ère, peu de temps après le célèbre Colisée de Rome.
? l'intérieur, les gradins ou " cavéa " accueillent 21 000 spectateurs. Un muret circulaire arrondi dans sa partie haute les protègent : c'est le podium.
Au milieu ... l'arène .... ? l'origine, un plancher de bois installé 2 mètres plus haut que le sol actuel constitue l'aire de jeux.
Et sous ce plancher, des systèmes de trappes, de poulies, de monte-charges. Ce sont les esclaves qui s'activent aux manoeuvres !! Avec cette machinerie, on fait apparaître comme par magie, des animaux sauvages un décor exotique ....
Avant le spectacle, les combats d'animaux tentent de distraire la foule qui s'impatiente .. On attend les gladiateurs ...
Et là, les gladiateurs arrivent. L'un est armé d'un filet et d'un trident, c'est le rétiaire. L'autre, il a une longue épée et un bouclier, c'est le mirmillon. Il vient d'Orange ... c'est Primus Asiaticus !! Un esclave à qui on rendra la liberté après quand même 543 combats ...!!!
Après la chute de l'empire romain, les spectacles de gladiateurs sont interdits. L'amphithéâtre est délaissé.
Du coup, ce mur d'enceinte parait une évidence pour les arlésiens du moyen age. C'est un rempart parfait. Alors on construit des habitations à l'intérieur de l'amphithéâtre.
Et ça durera plusieurs siècles ! Les maisons s'accumulent. Quand on décide de réhabiliter l'architecture romaine au 19 ème siècle, la mairie doit exproprier. Et oui, il y a encore à cette époque beaucoup de gens qui habitent là... Vous savez combien on rasera de maisons à l'intérieur de l'amphithéâtre ? 212 ...
Aujourd'hui dans l'arène, les jeux antiques ont fait place à d'autres combats ... la corrida ... le combat oppose l'homme qui joue sa vie à un adversaire aimé et profondément respecté, le " toro ".
Pendant les corridas, les rues d'Arles s'animent au passage des jeunes " toros " dans les " abrivados ". On se désaltère dans les " bodégas " qui s'ouvrent çà et là pour le temps de la " fiesta " ... Olé !!
L'enfant chéri du pays, le jeune arlésien Juan Bautista incarne aujourd'hui pour tous les " aficionados " français et espagnols la beauté de l'art de la tauromachie.
Rejoignons-le dans son Mas (prononcer masse) familial en Camargue ...
- Je pense que vous avez écouté bien sûr la grande musique de Carmen et le toréador ....
- Le toréador qui ... qui n'existe pas ...(rires)
- Comment ça il n'existe pas !? ...
- Le toréador ... il n'existe que pour Carmen en fait ... et sinon le mot, le nom " toréador " n'apparaît nulle part dans le registre taurin, dans le vrai ...
- Ah d'accord ... alors comment doit-on dire ?
- Torero ! torero ou alors matador de toro ...
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