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Square Saint André

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Square Saint André

Découvrez sa fresque et son intrigue tragico-romantique.

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Nous sommes dans le square St André.
En chemin nous sommes passés par la place Francis Louvel ... qu'on appelait avant place du Mûrier, du nom de l'arbre monumental qui ornait la place...et qui a servi de potence pour le responsable du couvent des Jacobins et quelques autres moines victimes de conflits religieux.
Le palais de justice est construit ici en 1826 sur le terrain de l'ancien couvent, et la place avec sa fontaine succède aux jardins.
Devant nous, l'une des fresques préférées des Angoumoisins : "Mémoires du 20 e Ciel".
En ce lieu de détente, propice à une observation prolongée, cette création à l'échelle humaine n'en finit pas d'attirer tous les regards.
Cette fresque, séduit autant par l'intrigue tragico romantique, qui lie les personnages, que par le regard circulaire qu'elle impose autour du square, presque par jeu, au spectateur. Vous avez remarqué l'ombre à droite au-dessus des personnages, vous avez trouvé son origine ? Allez, on vous aide. Retournez vous. Sur l'un des bâtiments opposé à la fresque, ce n'est plus une ombre qui nous domine, c'est l'ange lui-même !
Revenons au mur peint. La technique du trompe l'oeil, le décor lui-même brouillent les pistes. Qu'est-ce qui est réel, qu'est-ce qui ne l'est pas ? Si le décor de la fresque s'intègre parfaitement dans le patrimoine immobilier angoumoisin, plusieurs générations de personnages y sont associés qui n'auraient jamais pu cohabiter autrement.
Yslaire, le créateur, a volontairement associé les personnages et l'architecture 19 e de la série "Sambre" avec des éléments issus d'une autre série "20 e Ciel".
Mais au fait, comment passer d'une image de quelques centimètres à un mur tel qu'il se trouve devant nous ? La Cité de la Création qui réalise les murs peints d'Angoulême nous l'explique dans un article de la Charente libre.
Vous pouvez facilement imaginer à quel point le travail de reproduction d'une oeuvre originale de cette dimension est un véritable défi.
Défi artistique car, pour reproduire un dessin original sur un mur de 200 m? , il faut tout retravailler : les lignes, les couleurs, les perspectives...et sans trahir le style propre à chaque auteur.
Défi technologique car pour agrandir le dessin original il faut utiliser un calque géant.
Ensuite comme un puzzle le calque est découpé en morceaux de 2 mètres carrés , les lignes du tracé sont percées de trous qui laissent passer la poudre noire qui reproduira le trait de l'auteur.
La mise en oeuvre nécessite l'utilisation d'une peinture acrylique haute résistance, spécialement conçue pour ces murs peints.
L'église présente une façade néoclassique, parce qu'au 19 ème siècle, on a souhaité aligner le bâtiment sur la rue.
St André est beaucoup plus ancienne. Sa nef romane date des 11 ème et 12 ème siècle. La seconde et principale partie, de style gothique, a été édifiée après la guerre de 100 ans à la fin du 15 ème siècle.
Le reste de l'édifice sera reconstruit dans le style Plantagenêt, et achevé au milieu du 17 ème pour réparer les dégâts des guerres de religion.
Cette église sera le principal lieu de culte du plateau, c'est elle aussi qui sonnait le tocsin pour prévenir la population, et qui d'un son de cloche particulier convoquait les réunions du conseil municipal.
L'importance de Saint André s'explique aussi par la richesse de son décor.
Outre son beau mobilier et sa chaire sculptée par un artisan de la paroisse, l'église présente des toiles peintes de grande qualité, classées à l'inventaire des monuments historiques. Le mobilier et les tableaux datent en majorité du 17 ème.
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