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Place du Palet

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Place du Palet

Observez la première génération de personnages peints.

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Nous sommes place du Palet
Sur l'origine de ce nom, il y a différentes interprétations, dont celle, assez lugubre qui raconte qu'il y avait un Pal devant les portes, cette longue pièce de bois qui exhibait la tête des scélérats pour l'exemple.
Ce qui est sûr, c'est que cette place où 7 rues convergent, était un lieu de passage et d'échanges, très animé au moyen âge, le centre ville de l'époque !
Jacques Baudet : Historien.
C'était la principale entrée de la ville, aujourd'hui ce qui est le petit jardin devant qu'on appelle le Jardin des Jumelages c'était en fait une zone de stationnement, une seule voiture pouvait passer par la porte et il y avait un droit.
C'est là aussi que se faisaient les entrées officielles. Le souverain, le chef d'état ou un prince étranger. Le maire venait et présentait symboliquement sur un coussin les clés de la ville.
La place du Palet était naturellement l'endroit où il y avait une halle où se faisait une grande partie du commerce d'alimentation.
Nous sommes donc à l'emplacement de cette ancienne halle de commerce qui occupait la quasi-totalité de la place soit 50 mètres de long et 42 de large sur 2 étages.
Peu avant la démolition des halles, en 1778, le quartier était encore très animé, on y recensait à l'époque : 11 tailleurs et couturières, 8 cordonniers, 5 perruquiers, 4 épiciers, 4 cabaretiers, 4 orfèvres, 4 chirurgiens, 3 bouchers, 3 boulangers, 3 fripiers, 2 armuriers, 2 merciers, 2 aubergistes, 1 serrurier, 1 tisserand, 1 lanternier, 1 maître à danser, 1 maréchal loueur de chevaux et un coutelier.
Cette première incursion de la Bande Dessinée , sur les murs du Plateau, date de 1996. Il s'agit alors d'un parcours éphémère inspiré par André Juillard le Président du Festival BD cette même année.
Ces dessins sont alors destinés à guider le public de l'hôtel de ville vers le Centre National de la Bande Dessinée et de l'Image. Ils sont donc voués, à l'origine, à une disparition rapide. Mais cette première expérience a un effet déclencheur sur la politique des murs peints, elle montre que la bande dessinée peut - dans de bonnes conditions - s'intégrer sans discordance, même dans un secteur architectural et patrimonial très sensible comme le plateau d'Angoulême.
Ici, le lien entre Angoulême et la Bande Dessinée se prolonge aussi avec la "Maison des Auteurs". Là, en bas de la place, le bâtiment de pierre tout en longueur.
Madame Munoz est la directrice de ce lieu de création.
On a réuni des auteurs, ici à Angoulême parce qu'une partie d'entre eux s'y trouve déjà, puisqu'en fait Angoulême est une ville qui fait aussi de la formation avec notamment une école qui forme des gens à la BD, une école des beaux-arts.
Traditionnellement il y a pas mal de jeunes étudiants qui viennent s'installer un temps à Angoulême pour suivre ces études et qui souvent finissent par y rester de longues années. Il y a un vivier d'environ 80 auteurs sur Angoulême qui vit ici toute l'année.
Il y a aussi d'autres points importants, évidemment le CNBDI, le Centre National de la Bande Dessinée et de l'Image et le Festival [de la Bande Dessinée ], donc il y a une notoriété d'Angoulême comme ville de la BD et de l'image.
Ce qui fait que l'idée de créer un lieu d'aide à la création, qui permettrait aux auteurs de venir réaliser un projet pour une durée plus ou moins longue, a germé dans la tête des auteurs qui étaient ici et aussi des élus qui ont bien voulu les écouter.
On accueille des gens de BD mais aussi de cinéma d'animation, de multimédia, tout ce qui tourne autour de l'image.
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