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Château d'Angers

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Château d'Angers

1373, année terrible, les anglais ruinent le Royaume, une inondation au Nord, une épidémie au Sud...

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Nous sommes place Kennedy en face du Château, devant les Fossés.
Le jeune St Louis, selon les voeux de son grand-père Philippe-Auguste et de sa mère Blanche de Castille, construit une forteresse de 17 tours. Il entoure également la ville d'une enceinte.
A l'époque, les tours sont plus hautes et couvertes d'un toit conique. Les fossés comme aujourd'hui restent secs ...
Philippe Auguste voulait cette place forte à la frontière de l'Anjou conquise sur les Plantagenêt, rois d'Angleterre, et enfin réunie au Domaine Royal. Ecoutons le :
" Je ferai de l'Anjou la clef de mon royaume".
La clef orne depuis le blason de la Ville d'Angers.
St Louis construit le Château sur la principale place forte des Andes, peuple celte.
Madame Dreyfus, administratrice du Château d'Angers, nous explique pourquoi il n'y a plus de toits coniques sur les 17 tours du Château d'Angers :
Eh bien parce que l'on a adapté ce château à un moment de l'histoire où il fallait adapter au progrès de l'artillerie les courtines et les tours ; c'est à dire qu'il fallait récupérer de l'espace et de la hauteur pour adapter au passage des canons. Tout ceci se passe sous les guerres de religion, et le château devient forteresse à ce moment là ... Il est un site défensif au 16 ème siècle parce qu'il y a les guerres de religion mais avant les guerres de religion il y a d'autres guerres, d'autres combats... et le promontoire rocheux sur lequel on est actuellement a toujours été un site défensif et un site intéressant au plan économique puisqu'on est sur un promontoire ...On a donc a une vue au plan stratégique ...c'est formidable ! très large et en plus on est sur l'eau et tout près de la Loire qui est à 4 km à peu près, en aval ... Et en amont on est à 1 km du Loir, de la Mayenne et de la Sarthe ... Au plan économique, le site est intéressant pas seulement à l'époque gallo-romaine, mais déjà avant puisqu'on a l'attestation d'une occupation humaine sur le site vers 5000 avant JC.
Le visiteur du château va pouvoir bénéficier de cette vue sur les restes d'une occupation humaine de cette époque, puisqu'on a des chambres funéraires suivi d'une occupation gallo-romaine, et on sait historiquement qu'il y avait effectivement un "oppidum" puis un "castrum". A l'époque des comtes d'Anjou, au 9 ème /12 ème siècle, avant l'édification de la forteresse sous St Louis, Foulques Nerra avait construit un palais comtal avec cette grande salle : "l'Aula" qui donne sur la Maine et dont on voit encore la façade orientale conservée puis restaurée ....
Au 14 ème siècle, le Château devient la résidence du Duc d'Anjou Louis 1 er , frère du roi Charles 5.
Nous sommes en 1373, année terrible, les anglais ruinent le Royaume, une inondation au Nord, une épidémie au Sud .... écoutons le Duc d'Anjou...
Duc Louis Ier : Prenez bien soin du dernier ouvrage que le roi m'a envoyé : les visions de l'Apocalypse ! selon St Jean !!!
un conseiller : les enluminures de cet ouvrage sont remarquablement digne de la riche bibliothèque de Charles 5, votre frère.
Duc Louis Ier : oui, remarquables ! St Jean nous y révèle que le bien triomphera du mal ! Je veux en faire la plus belle et la plus grande tenture de France...
La tenture de l'Apocalypse, trésor mondial, mérite votre visite au château d'Angers.
Sous les Ducs d'Anjou la forteresse devient Château d'agrément. A l'aube de la Renaissance un personnage toujours très aimé des angevins apparaît : le roi René. Mais écoutons plutôt un chroniqueur de l'époque : " il prenait récréation et modeste plaisir à planter des arbres, édifier tonnelles, pavillons, vergers ..." et, d' estranges pays, fit apporter en France, perdrix rouges, fleurs et oeillets de Provence, roses de Provins et muscadets ."
Au 21 ème siècle, l'héritage du roi René : l'horticulture, les vignobles et jardins, la gastronomie, le goût des arts, le "bien vivre" sont plus que jamais, présents à Angers. Le Prince des gastronomes, l'angevin Curnonsky aimait la cuisine locale riche de nombreux plats : poularde angevine, sandre de Loire au beurre blanc, poire au vin belle angevine ou encore... cremet d'Anjou.
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